Par Claudia Kenou
Depuis le mardi 23 septembre 2025, Cotonou abrite la 11ᵉ réunion du Comité Consultatif de la Concurrence (CCC) de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les travaux, qui prendront fin le vendredi 26 septembre, réunissent les experts des États membres autour des politiques de concurrence et de protection des consommateurs dans la sous-région.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Émilie Tiboute Sama, Directrice Adjointe de Cabinet du ministère de l’Industrie et du Commerce, en présence de Siméon Koffi, Directeur Exécutif de l’Autorité Régionale de la Concurrence de la CEDEAO (ARCC), de Dr Tabe Talime, président du CCC et d’Amadou Diongue, représentant résident de la CEDEAO au Bénin.
Harmonisation et culture de la concurrence
À l’ouverture des travaux, Mme Tiboute Sama a rappelé les réformes entreprises par le Bénin dont l’adoption récente d’une loi instituant l’Autorité nationale de la concurrence. Elle a insisté sur l’importance d’harmoniser les politiques nationales avec le règlement communautaire pour bâtir «une zone économique cohérente, où les règles du jeu sont claires, prévisibles et appliquées équitablement». De son côté, Siméon Koffi a salué les avancées enregistrées dans plusieurs États membres, tout en soulignant les défis persistants: poids de l’économie informelle, pratiques anticoncurrentielles, corruption et disparités institutionnelles. Pour lui, seule une coopération renforcée permettra d’ancrer une véritable culture de la concurrence dans la région. Le président du CCC, Dr Tabe Talime, a rappelé le rôle du comité dans l’élaboration et le suivi des politiques communautaires de concurrence. Revenant sur la précédente réunion, il a mis en avant l’étude lancée sur le marché du ciment, avant de souligner que cette 11ᵉ rencontre est un exercice de bilan et de réflexion stratégique pour l’avenir.
Pour sa part, Amadou Diongue a salué l’hospitalité du Bénin et rappelé que la rencontre ne vise pas seulement à faire le point, mais surtout à définir des actions concrètes pour bâtir une région où la concurrence devient à la fois un levier de croissance et un instrument de protection des consommateurs. Durant les quatre jours de travaux, les délégués partagent leurs expériences et évaluent l’état d’avancement des réformes nationales. Les conclusions sont attendues sur des sujets clés tels que la lutte contre les ententes et les abus de position dominante, le contrôle des concentrations économiques, la surveillance des pratiques anticoncurrentielles transfrontalières et la promotion d’une véritable culture de la concurrence.