Par Claudia Kenou
Le Bénin a fait des améliorations importantes dans la lutte contre la mauvaise gestion en 2023. C'est ce que révèle le récent rapport sur l’indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency international publié le 30 janvier 2024 et qui hisse par conséquent le pays dans le Top dix des pays africains les mieux gérés.
Le rapport 2023 sur l’IPC de l'Ong Transparency international a ressorti quelques pays qui ont réalisé des progrès dans leur bonne gestion. Ainsi, il en résulte que bien que la lutte contre la corruption stagne dans la plupart des pays africains en 2023, l’Ong a néanmoins noté des améliorations importantes dans des pays comme les Seychelles, l’Angola ou la Côte d’Ivoire et le Bénin. Avec un score de 43 points sur 100, ce dernier se classe à la 70ème place au niveau mondial sur un total de 180 pays et territoires. Alors qu’en 2022, le pays a occupé la 72ème place pour ce même score, selon le rapport de Transparency International.
Autrement, à en croire le rapport, 23 pays africains sur un total de 54 ont amélioré leurs scores à l’indice de perception de la corruption, dont le Bénin qui figure dans le top 10 en Afrique, précisément à la huitième place. Quant à ces 23 pays ayant progressé en 2023, l'on retrouve à l'instar du Bénin, les Seychelles, le Cap-Vert, le Rwanda, l'île Maurice et la Côte d’Ivoire. Ces pays constituent d'ailleurs le Top 5 africain en termes de score progressif. De façon générale, les Seychelles occupent la tête du classement africain, suivies par le Cap-Vert et le Botswana. Seulement qu'à l’inverse, Transparency International révèle que la Guinée équatoriale, le Soudan du Sud et la Somalie possèdent les plus mauvais scores.
L’Ong explique que la plupart des pays africains stagnent, et le score global de la région reste médiocre. « À titre d’exemple positif, la Côte d’Ivoire a constamment amélioré son score IPC au cours de la dernière décennie. Les 23 pays ont initié ces dernières années un certain nombre de réformes pour atteindre ces résultats. À titre illustratif, la Côte d’Ivoire a entrepris de changer de législation en obligeant par exemple les hauts fonctionnaires à déclarer leur patrimoine. En 2023, le pays a également ouvert une plateforme digitale dédiée aux lanceurs d’alertes, en vue d’encourager les citoyens à dénoncer les actes de corruption dont les incidences sur l’économie sont importantes », a fait noter Transparency International.