Par Boris Mawuena
D’après le journal La Nation, le portefeuille public béninois compte 33 sociétés d’État et 140 établissements publics. Afin d’en faciliter l’analyse, les données ont été collectées, dépouillées et classées suivant les dix fonctions de la classification fonctionnelle de l’administration publique. Cette méthodologie permet de mieux apprécier les grandes orientations sectorielles de l’intervention de l’État.
L’analyse met en évidence une prédominance des entreprises publiques à caractère économique, qui représentent 25% de l’ensemble des entités recensées. Cette forte présence confirme le rôle central de l’État dans les secteurs productifs, les infrastructures économiques et les services marchands stratégiques. Elle traduit également la volonté des pouvoirs publics de soutenir la croissance, de structurer les filières économiques et d’assurer la fourniture de services essentiels, souvent peu attractifs pour le secteur privé ou nécessitant un encadrement public renforcé.
Les entreprises publiques intervenant dans le secteur de l’enseignement arrivent en deuxième position avec 23% du portefeuille. Cette proportion illustre l’importance accordée à la formation du capital humain, considérée comme un levier majeur du développement à long terme, de la compétitivité et de la cohésion sociale.
Le secteur de la santé occupe la troisième place avec 14% des entités. Cette présence significative témoigne de l’engagement de l’État dans la fourniture et la régulation des services sanitaires, notamment à travers la gestion des infrastructures hospitalières, l’accès aux soins et la mise en œuvre des politiques de santé publique.
Les autres domaines d’intervention
Selon le rapport, les entreprises publiques relevant de la fonction « logements et équipements collectifs » représentent 12% du portefeuille. En dehors de ces quatre principaux secteurs, les autres domaines d’intervention regroupent chacun moins de 10% des entités.
Les services généraux des administrations publiques et la fonction « ordre et sécurité publics » concentrent chacun 6% des entreprises publiques. La protection de l’environnement représente 5%, tandis que les fonctions « loisirs, culture et culte » ainsi que « protection sociale » comptent chacune 3%.
Au-delà de la répartition sectorielle, le rapport souligne le positionnement institutionnel des entreprises publiques. Les services qu’elles assurent s’inscrivent dans des politiques publiques définies par l’État et leur financement repose majoritairement sur des concours financiers publics, traduisant un lien étroit d’affiliation avec l’administration centrale.