Par Assou AFANGLO
Cet investissement, le septième réalisé par l’Afrigreen Debt Impact Fund, permettra à SolarX de refinancer ses actifs existants et de développer de nouvelles centrales en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Mali et au Burkina Faso.
Olivier Leruste, cofondateur et associé gérant d’Echosys, rappelle que SolarX a été créée en 2020 au Mali par son PDG, Karim Ghammaché, avec le soutien d’E3 Capital. Depuis, l’entreprise s’est rapidement développée dans trois autres pays et a construit plus de 20 centrales électriques. Selon lui, SolarX bénéficie d’un positionnement rare : une présence dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest et un accès privilégié à un vaste réseau de PME. Il estime que l'entreprise a fait preuve d’une grande efficacité dans la sécurisation et l’exploitation de projets de qualité.
Outre l’Afrigreen Debt Impact Fund, SolarX a également reçu des investissements en fonds propres des institutions de financement du développement FMO (Pays-Bas) et Proparco (France), ainsi que plus récemment de l’investisseur à impact néerlandais Triple Jump.
Un marché solaire en pleine accélération
D’après Olivier Leruste, la hausse continue des prix de l’électricité en Afrique de l’Ouest, combinée à la baisse du coût des panneaux photovoltaïques et des systèmes de stockage, accélère l’adoption du solaire dans la région. L’électricité produite par les groupes électrogènes diesel devient de plus en plus chère, poussant les entreprises commerciales et industrielles à privilégier des solutions solaires clés en main, entièrement financées, comme celles proposées par SolarX.
Il identifie le Nigeria, le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal comme les marchés les plus dynamiques pour l’énergie solaire sur le continent. Selon les données de la direction générale du Trésor français, la CEDEAO vise à porter la part des énergies renouvelables à 48% du mix électrique d’ici 2030, contre 20% en 2021, même si l’électricité ne représente encore que 7% de sa consommation finale d’énergie.