Par Claudia Kenou
L'univers des finances personnelles peut sembler complexe et parfois intimidant. Pourtant, avec les bons outils et une meilleure compréhension des mécanismes financiers, il est possible de prendre des décisions éclairées pour garantir son bien-être financier. Lors d’un after work organisé jeudi 16 janvier 2025 par la Société de gestion et d'intermédiation (Sgi-Uca) à Cotonou, un échange constructif a permis de mettre en lumière l’importance d’un compte-titres et des opportunités offertes par le marché financier Béninois.
Placé sous le thème « A chacun son compte-titres pour bénéficier des avantages du marché financier », cet after work qui a réuni une multitude de personnalités influentes, notamment des avocats, notaires, architectes, experts-comptables ainsi que des représentants d’institutions financières et d’entreprises telles que le Conseil National des employeurs du Bénin (Coneb) ; la directrice générale de l'Investment Corporate Ecobank (Idc) ; le directeur général de la Banque Internationale pour l'industrie et le commerce (Biic) etc, s’ est présenté à la Société de gestion et d'intermédiation (Sgi-Uca) comme une opportunité pour renforcer ses liens avec ces acteurs influents. L’objectif était clair : fournir des informations sur les comptes-titres, un outil financier essentiel que chacun devrait posséder au même titre qu’un compte bancaire. En effet, dans son mot introductif, Fabien Cohovi Hounyovi, directeur général Sgi-Uca, a tout de suite rassuré les participants : « Le rendez-vous de cet après-midi, loin d'être une séance de formation, est une rencontre d'échange dont la mission globale est de comprendre la nécessité d'avoir un compte-titres pour bien gérer son argent tout en saisissant les opportunités d'un marché financier et monétaire de notre région », a-t-il indiqué. Ainsi, pour mener à bien cette campagne, il était essentiel selon Nayil Adéchokan, responsable négociateur de la Sgi-Uca, de mettre en avant le cadre juridique qui régit la Sgi-Uca et lui garantir une pérennité rassurant toutes les parties impliquées. En effet, selon lui, depuis l’obtention de son agrément en 2017, la Société de gestion et d'intermédiation (Sgi-Uca) s'impose comme un acteur dynamique et en pleine expansion sur le marché financier de l’Uemoa. « Opérant principalement via la plateforme Sagetil, la Sgi-Uca se distingue par son agrément SVT, qui lui permet d’accompagner les États dans la mobilisation de ressources. Notre marché, structuré en deux segments complémentaires, comprend le marché financier (Prvm) sous la supervision de l’Amf-Uemoa, qui veille à la régulation, aux sanctions et aux agréments ainsi que le marché des titres publics, encadré par l’Apcao et opéré par l’agence Uemoa-titres », a clarifié Nayil Adéchokan. Poursuivant, il a également souligné le rôle d’institutions clés, telles que la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) et le Dépositaire Central banque de règlement (Dcbr), qui collaborent avec la Sgi-Uca pour consolider cette architecture en assurant la conservation des titres et le règlement des transactions. Fabien Cohovi Hounyovi, directeur général de la Sgi-Uca, a renchéri en affirmant : « Soyez rassurés, votre compte et vos données resteront parfaitement sécurisés quoi qu’il advienne. La Bceao veille au grain et les SGI s’efforcent également de sensibiliser les populations afin qu’elles comprennent mieux et utilisent davantage les produits du marché financier ».
Quid des avantages du compte-titres ?
Selon le directeur général de la Sgi-Uca, Fabien Cohovi Hounyovi, les Sgi occupent une position stratégique dans l’animation et la régulation des marchés financiers, collaborant étroitement avec les banques et les trésors publics pour garantir un écosystème fluide et sécurisé. Pour lui, la Sgi-Uca, avec des outils tels que le Sagetil, permettant de participer directement aux opérations du Trésor et des services innovants comme la gestion en ligne des portefeuilles, a modernisé l’accès aux marchés, en rendant l’accès au compte-titres à tous. « La Sgi-Uca se démarque par son accessibilité, permettant aux individus et institutions de gérer leurs portefeuilles en ligne, de n'importe où », a-t-il martelé.
Par ailleurs, le compte-titres présenté comme un outil clé d’investissement et de diversification financière, permet d’effectuer des transactions sur divers marchés et de générer des revenus sous forme d’intérêts, de dividendes ou de plus-values. Accessible à tous, de l’enfant au retraité, le compte-titres facilite l’entrée sur les marchés financiers en tenant compte des profils et des objectifs des clients. « Toute personne morale légalement constituée, peut également ouvrir un compte-titres. La procédure d'ouverture est simple : il suffit de contacter un commercial de la Sgi. Des documents seront remis au client pour signature et ce dernier sera accompagné tout au long du processus. Le client devra également définir son profil, qui servira de base pour sélectionner les actifs composant son compte-titres », a souligné Nayil Adéchokan, responsable négociateur de la Sgi-Uca. Mieux, selon les propos de Pauline Atioukpe, directrice antenne Bénin de la Brvm, qui a aussi marqué cet after work par sa présence, ouvrir un compte-titres, c'est rejoindre une communauté d'investisseurs qui contribue au développement économique de la sous-région, tout en tirant profit des performances des entreprises cotées à la Brvm car estime-t-elle, le marché financier de l'Uemoa est une opportunité à tous de transformer l’épargne en levier de croissance économique et de création de richesses, qu'on soit institutionnelles ou individuelles. C’est un marché qui, à en croire ses dires, offre à chacun des solutions véritablement adaptées à chaque profil d'investisseur, en partant des plus averses aux risques, aux moins tolérants.
La démocratisation du compte-titres au cœur des échanges
« Pensez au compte-titres comme à un compte bancaire : indispensable, accessible et générateur de valeur ». Cette déclaration, formulée par Fabien Cohovi Hounyovi lors de l’évènement, souligne d’emblée l’urgence de démocratiser cet outil financier auprès du grand public. Pour le patron de la Sgi-Uca, la démystification des idées préconçues est plus que jamais urgente. Il estime que contrairement à certains préjugés, investir en actions via un compte-titres ne signifie pas automatiquement prendre des risques inconsidérés. « Le marché des petites actions est l’un des plus rentables au monde mais malgré leur utilité, les comptes-titres restent entourés de tabous, dissuadant ainsi de nombreuses personnes de profiter des opportunités offertes par les marchés financiers et monétaires de la région », a-t-il rappelé. Pour lui, toute personne disposant d’un revenu se doit d’ouvrir un compte-titres car l’idée selon laquelle le marché financier serait réservé aux riches ne reflète pas la réalité. Pauline Atioukpe est également allée dans ce sens. Pour elle, la bourse, est l'affaire de tous. « Être un vocable ou simple artisan et ouvrir un compte-titres ou investir son épargne sur des instruments financiers du marché régional est avant tout une démarche responsable réfléchie. C'est aussi accepter et être porteur des messages de bonnes nouvelles du marché financier régional, encore inaccessibles à d’autres », a-t-elle indiqué pour conclure.
Encore méconnu, le compte-titres est pourtant au cœur des marchés financiers modernes. Il permet aux individus et aux institutions d’investir directement dans des actifs financiers variés, tout en soutenant les économies nationales par la mobilisation de ressources essentielles au développement. Rappelons que le but principal de cette rencontre était d'échanger et de sensibiliser les participants à l’importance d’avoir un compte-titres.
Fortuné Dotin