Par Assou AFANGLO
Cette enveloppe, accordée par l’Association internationale de développement (IDA), vise à appuyer un programme de réformes structurelles destiné à dynamiser l’investissement privé, générer des emplois de qualité et poser les bases d’une croissance inclusive et durable.
Il s’agit de la première phase d’une série d’opérations prévues sur trois ans. Ce soutien cible les leviers essentiels de la transformation économique du pays. Quatre axes majeurs sont retenus : la modernisation de l’agriculture, l’amélioration des infrastructures, la mobilisation du capital privé, et la formalisation des PME via une réforme de la formation technique.
Selon Justin Beleoken Sanguen, représentant résident par intérim de la Banque mondiale au Togo, le programme pourrait mobiliser jusqu’à 800 millions de dollars d’investissements privés et impacter directement plus de 73.000 emplois sur cinq ans.
« Les réformes dans l'agriculture, le foncier et l’énergie seront les principaux moteurs de création d’emplois, tandis que les capitaux privés supplémentaires devraient provenir notamment des projets dans les énergies renouvelables et d’une attractivité accrue pour les Investissements directs à l'étranger (IDE) », a-t-il précisé.
Le foncier, l'énergie et le numérique au cœur des priorités
Parmi les mesures phares figurent la création de l’Agence nationale du domaine et du foncier (ANDF) pour la coordination des politiques foncières et l’accélération de la délivrance de documents fonciers. On note aussi la réforme de la Compagnie d’énergie électrique du Togo (CEET), ainsi que des actions pour accroître l’accès au numérique et renforcer l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers.
En effet, les problèmes fonciers sont toujours d'actualité au Togo. L'État s'est montré intransigeant sur la question en menant une opération de récupération de ses domaines. En dehors de cela, les emprises de chemin de fer sont aussi libérées pour des projets d'utilité publique.
Quant à la CEET, les difficultés économiques de la compagnie ont poussé les autorités à revoir sa gestion. Selon les données, la CEET enregistre chaque année des pertes techniques et commerciales estimées à 30 milliards de francs Cfa. Les réformes en matière de digitalisation des services publics se poursuivent.