Par Assou AFANGLO
Il s’agit de la plus importante reconstitution de l’histoire du Fonds en dépit des contraintes budgétaires au niveau mondial et d’une baisse des budgets dédiés à l’aide au développement. Ce résultat représente une hausse de 23% par rapport à la reconstitution précédente.
Il donne un signal clair de confiance dans les perspectives de développement de l’Afrique, dans le leadership du Groupe de la Banque et dans un nouveau modèle de développement axé sur l’investissement, le partage des risques et la mise à l’échelle.
Pour Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque africaine de développement, il ne s’agit pas seulement d’une reconstitution de ressources.
« C'est un tournant. Dans l’un des environnements mondiaux les plus difficiles pour le financement du développement, nos partenaires ont choisi l’ambition plutôt que la réduction des dépenses, et l’investissement plutôt que l’inertie », a-t-il déclaré.
Une participation record de 23 pays africains
Pour la première fois dans l’histoire du Fonds africain de développement (FAD), 23 pays africains ont apporté une contribution collective de 182,7 millions de dollars. Parmi eux, 19 pays contribuent pour la toute première fois, rejoignant ainsi les contributeurs régionaux historiques.
Cette mobilisation marque une augmentation exceptionnelle, avec un montant multiplié par cinq par rapport à la précédente reconstitution.
« C’est une véritable transformation. L’Afrique n’est plus seulement bénéficiaire de financements concessionnels. L’Afrique est désormais co-investisseur dans son propre avenir », a indiqué Ould Tah.
Ce geste fort traduit une volonté affirmée des pays africains de prendre part activement au financement de leur propre développement. Les ressources mobilisées dans le cadre du FAD-17 soutiendront 37 pays africains fragiles et à faible revenu.