Par Claudia Kenou
La Banque mondiale a approuvé un financement additionnel de 150 millions de dollars, de l’Association internationale de développement (IDA), pour aider le Bénin à améliorer la sécurité alimentaire et la productivité ainsi qu’à renforcer la résilience des populations dans les régions du Nord du pays.
Le financement additionnel au Projet d’appui à la compétitivité des filières et à la diversification des exportations vise à renforcer la sécurité alimentaire à travers l’augmentation de la production du riz et des produits maraîchers et surtout à générer des opportunités économiques plus inclusives dans les segments en amont et en aval de ces chaînes de valeur, pour les jeunes, les femmes et les personnes vulnérables dans les régions du nord du pays. Également, ce financement va contribuer au développement des aménagements hydroagricoles, la fourniture d'intrants agricoles, les technologies améliorées de production et les services de conseil agricole ciblant les chaînes de valeur suscitées. Il permettra par ailleurs de poursuivre les appuis à l’amélioration de la productivité et à l’augmentation des exportations des produits dérivés de l’ananas et de l’anacarde, offrant ainsi des opportunités économiques et des moyens de subsistance aux jeunes, aux femmes et aux personnes à risques.
Grâce à ce financement additionnel, 3.000 hectares de terres irriguées seront aménagés pour la production du riz et le maraîchage, 34.000 hectares de plantations d'anacardiers seront réhabilités et 7.000 hectares de nouvelles plantations d'anacardiers créées. Dans le cas spécifique de l'ananas, une ferme école sera créée et une unité industrielle de production de vitroplants, d’une capacité annuelle à 13,5 millions de plantules, sera construite pour aider à résoudre le problème de disponibilité de matériel végétal sain, qui constitue un obstacle à l'expansion rapide de la production d'ananas. « L’agriculture béninoise occupe encore deux-tiers de la population. Les investissements dans le secteur agricole ont un impact majeur sur la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des populations. Ce financement additionnel va aider à créer de nouvelles opportunités économiques et des moyens de subsistance plus inclusifs pour les populations des zones fragiles et à risques du pays », a indiqué Nestor Coffi, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin.
Il est convenable de préciser que l’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis.
L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 76 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs dans la vie de 1,6 milliard de personnes résidant dans les pays éligibles à son aide. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 113 pays. Le volume annuel des engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 21 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 61% environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.
Par Brunelle Tchobo