Par Claudia Kenou
La Banque mondiale a approuvé un financement de 635,5 millions d'euros pour le Bénin, visant à soutenir sa croissance économique et à renforcer la résilience sociale et climatique. Ce financement, octroyé par l'Association internationale de développement (Ida), comprend un crédit de 135,5 millions d'euros pour des politiques de développement et une garantie de 200 millions d'euros destinée à mobiliser 500 millions d'euros supplémentaires de financements commerciaux à long terme.
Ce programme de financement repose sur trois axes stratégiques. Il s’agit premièrement des partenariats public-privé (Ppp) ; deuxièmement du renforcement de la collecte de revenus et troisièmement de la résilience sociale et climatique. Le premier pilier soutient la mise en place d'un cadre de partenariat public-privé pour encourager l'investissement privé dans les projets publics. Il facilitera l'accès des petites et moyennes entreprises au financement, avec des garanties pour les prêts accordés par les banques et des institutions de microfinance. Le deuxième pilier cible les réformes fiscales pour améliorer la collecte des recettes intérieures, ce qui permettra d'augmenter les investissements publics et de soutenir la viabilité budgétaire. Le troisième axe vise à renforcer la résilience sociale et climatique en élargissant le registre social unique, en améliorant le système de gestion des risques de catastrophe et en promouvant des villes durables. Nestor Coffi, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, a souligné l'importance de ces réformes pour attirer davantage le secteur privé et financer les initiatives climatiques. "Ce financement vise à protéger les populations les plus vulnérables et à accroître la résilience du pays face aux chocs climatiques", a-t-il déclaré.
Une action en ligne avec les objectifs climatiques internationaux
Cette opération s'aligne avec les engagements du Bénin envers l'accord de Paris en matière de climat. Elle renforce les capacités de prévention et d'intervention du pays face aux risques climatiques et socioéconomiques. Ce soutien s'inscrit dans la continuité de la première série d'opérations de l'Ida, qui avait permis d'investir 230 millions de dollars dans la gestion des risques de catastrophes et l'adaptation climatique.