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Mois de la mode 2025 : Le patrimoine comme moteur de croissance et d’emplois

Sous le thème «Racines et Futur», la 7ᵉ édition du Mois de la Mode, tenue du 23 au 26 juillet 2025 à Cotonou, illustre la montée en puissance de la filière mode comme secteur stratégique de l’économie béninoise. De la valorisation du «Made in Benin» à la mobilisation d’investisseurs privés et d’acteurs internationaux de la mode, en passant par la formation de jeunes créateurs, l’événement dessine les contours d’une industrie capable de générer croissance, emplois et rayonnement international.

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Mois de la mode 2025 : Le patrimoine comme moteur de croissance et d’emplois

Sous le thème «Racines et Futur», la 7ᵉ édition du Mois de la Mode, tenue du 23 au 26 juillet 2025 à Cotonou, illustre la montée en puissance de la filière mode comme secteur stratégique de l’économie béninoise. De la valorisation du «Made in Benin» à la mobilisation d’investisseurs privés et d’acteurs internationaux de la mode, en passant par la formation de jeunes créateurs, l’événement dessine les contours d’une industrie capable de générer croissance, emplois et rayonnement international.

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Par Claudia Kenou

Sous le thème «Racines et Futur», la 7ᵉ édition du Mois de la Mode, tenue du 23 au 26 juillet 2025 à Cotonou, illustre la montée en puissance de la filière mode comme secteur stratégique de l’économie béninoise. De la valorisation du «Made in Benin» à la mobilisation d’investisseurs privés et d’acteurs internationaux de la mode, en passant par la formation de jeunes créateurs, l’événement dessine les contours d’une industrie capable de générer croissance, emplois et rayonnement international.

Initiée par le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts et portée par l’Agence de développement des Arts et de la Culture (ADAC), cette édition a mis en lumière une stratégie de valorisation et de différenciation du Made in Benin, fondée sur l’alliance du patrimoine et de l’innovation. Selon William Codjo, directeur général de l’ADAC, l’événement a consisté à puiser dans les traditions vestimentaires et artisanales de toutes les régions du pays pour créer des œuvres contemporaines capables de nourrir le futur. «Nous avons voulu montrer comment nourrir la création actuelle à partir de tout ce que nos anciens nous ont laissé, qu’il s’agisse des tenues ou des accessoires issus du patrimoine du sud, du nord ou du centre du Bénin. L’objectif est de créer pour nos contemporains tout en préparant le futur. Je peux dire que cette mission a été largement remplie», confie-t-il.

Un moteur de croissance et d’emploi

La mode mobilise un large réseau de compétences et contribue à la vitalité des économies locales en transformant la créativité en emplois et en valeur économique, rappelle le ministre du Tourisme, de la culture et des arts, Jean-Michel Abimbola. L’événement a généré des retombées directes et indirectes dans l’hôtellerie, la restauration, l’artisanat et les exportations, tout en offrant une vitrine stratégique aux créateurs, stylistes et artisans locaux. Au-delà de cette visibilité, le Mois de la Mode a servi de levier de structuration pour la filière. Masterclass, panels et ateliers ont favorisé la formation, le réseautage et l’accès à des instruments financiers et réglementaires. William Codjo met en avant la nécessité de renforcer les synergies au sein de l’écosystème. «Ensemble, les petites unités du secteur de la mode peuvent mutualiser leurs moyens et devenir une force plus grande», affirme-t-il.

Cela s’inscrit dans une vision plus large qui mise sur l’arrimage entre créateurs et industries textiles, notamment celles implantées dans la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). L’objectif est de permettre aux stylistes béninois de concevoir des modèles destinés à la production de masse et à l’exportation. «Cela représente un défi, mais nous y travaillons avec d’autres agences», affirme le directeur général de l’ADAC. Malgré une contrainte budgétaire qui a nécessité de mobiliser des partenariats, la 7ème édition a été marquée par l’enthousiasme des jeunes créateurs et par une forte mobilisation internationale. La présence de la Première Dame, Claudine Talon, au défilé de clôture a également constitué un signal fort de reconnaissance officielle pour les acteurs du secteur.

L’alchimie entre tradition et modernité

Pour Jerry Sinclair, directeur artistique de cette septième édition, «Racines & Futur» n’est pas un simple slogan mais une véritable philosophie créative. Dans le cadre de cette édition du mois de la mode, il a dépassé l’opposition entre tradition et modernité pour créer une «alchimie culturelle», transformant les savoir-faire ancestraux en moteur d’innovation contemporaine. Le jardin du Sofitel Cotonou Marina Hotel a été métamorphosé en «Atelier Enchanté», où maîtres tisserands et teinturiers travaillaient en direct, offrant au public une expérience immersive et sensorielle inoubliable. Chaque détail, éclairage, bande sonore mêlant instruments traditionnels et arrangements contemporains, parfums diffusés discrètement, racontait l’histoire de la transmission et de la valorisation des techniques locales.  Avec la contrainte créative d’utiliser 80% de tissus béninois, comme le Kanvo ou l’Indigo, Sinclair a montré que tradition et innovation peuvent se nourrir mutuellement pour créer une esthétique profondément béninoise, moderne et prête à rayonner sur la scène internationale.

La force de l’identité créative

Samir Sabe, créateur béninois de la diaspora et invité de cette édition, insiste sur l’importance pour chaque jeune créateur de croire en sa singularité et de réussir en restant fidèle à soi-même. Pour lui, l’écosystème de la mode béninoise est en pleine expansion, tant au niveau des compétences que de la matière première et de la créativité et la GDIZ illustre parfaitement ce potentiel industriel. Les collaborations internationales, explique-t-il, offrent aux créateurs locaux un modèle économique viable, ouvrent des audiences plus larges et permettent de créer des ponts avec des environnements très compétitifs. Samir Sabe souligne également que la réussite d’une marque ne repose plus seulement sur la qualité des vêtements mais aussi sur une forte identité visuelle, un storytelling authentique et une utilisation intelligente des nouvelles technologies et des réseaux sociaux. À travers ces principes, il souhaite inspirer la jeunesse créative béninoise à viser l’excellence tout en valorisant sa culture et son identité sur la scène internationale.

Des partenariats stratégiques au service de la créativité

L’hôtel Golden Tulip Le Diplomate Cotonou, s’est imposé comme un partenaire clé de la 7ᵉ édition du Mois de la Mode, en mettant à disposition ses infrastructures et son expertise hôtelière pour garantir le confort et la visibilité des invités internationaux et des créateurs locaux. Selon le directeur général, Joe Abdel Massih, l’hôtel a accueilli les invités d’honneur, fourni des espaces pour les panels et interviews et accompagné les créateurs de contenu afin de valoriser l’événement. Ce partenariat s’inscrit dans la vision globale de l’établissement, portée par le concept Golden Art, qui transforme l’hôtel en un espace vivant de créativité et d’échanges culturels. En soutenant la mode locale, en favorisant les rencontres professionnelles et en encourageant des pratiques durables, le Golden Tulip Le Diplomate contribue à la notoriété de l’événement, enrichit l’expérience des participants et stimule l’économie locale, tout en consolidant des opportunités de collaborations futures avec les acteurs culturels et artistiques.

Le directeur général de l’Agence de Développement des Arts et de la Culture, William Codjo invite l’ensemble des artisans de la filière de la mode, stylistes, couturiers, maroquiniers, teinturiers, bijoutiers, fabricants d’accessoires à poursuivre leurs efforts dans cette dynamique collective. «Nous sommes sur le bon chemin, même si beaucoup reste à faire. Ensemble, avec le diagnostic déjà posé, nous réussirons», conclut-il.

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