Par Claudia Kenou
La Société de gestion des déchets et de la salubrité (SGDS SA) en partenariat avec ReBin et les ministères en charge de l’éducation, a tenu vendredi 4 octobre 2024 à Cotonou, une rencontre avec les directeurs des 20 établissements retenus pour la deuxième phase du Programme d’éducation à l’écocitoyenneté en milieu scolaire (PEEMS).
Cet atelier a pour mission d’informer les responsables des établissements scolaires sélectionnés du calendrier d’exécution des activités et de leur présenter les outils pédagogiques qui seront utilisés dans les écoles. Le PEEMS, c’est plusieurs activités en faveur du bien-être de l’environnement. Pour cette phase, les activités tourneront autour des jeux liés à l'éducation au développement durable (EDD) pour permettre aux apprenants d’acquérir des compétences qui les aideront à fonder leurs engagements citoyens pour un monde soutenable et respectueux. Des livres, des jardins scolaires et des biogaz seront également mis à la disposition des écoles. « Nous avons un livre de comptes que nous avons édité à l'endroit des enfants. Nous avons également des biogaz, des biodigesteurs que nous installons dans les écoles pour inciter les apprenants à s'intéresser à la valorisation des déchets, notamment les déchets organiques en compost d'une part et en biogaz d’autre part », a expliqué Kimora Johnson, cheffe des projets stratégique de la Sgds. Pour elle, les déchets sont des ressources et les enfants doivent, le plus tôt possible, en prendre conscience. Elle a sollicité à cet effet, l’engagement des responsables des établissements « Nous demandons aux directeurs d’écoles de nous accompagner, de mobiliser le corps enseignant autour de l'initiative, tout comme l'ont fait les directeurs des premières écoles pour qu’à travers l’éveil, la sensibilisation et l’éducation, les apprenants puissent s’approprier les notions liées à l’assainissement du cadre de vie pour rendre les villes plus propres et durables », a-t-elle ajouté.
Présente à cet atelier, Viviane Atchadé, représentante du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, a exprimé sa reconnaissance à la Sgds pour avoir étendu l’initiative aux apprenants du secondaire. Elle estime que c’est une chance pour les apprenants n’ayant pas eu l’opportunité de participer aux activités du programme au primaire de se rattraper au secondaire. Poursuivant, elle réaffirme l’engagement du ministère des enseignements secondaire à accompagner cette initiative. « Nous voulons, à travers ce programme, former des enseignants de certaines matières pour un projet beaucoup plus élaboré. Nous allons nous y mettre pour que les enfants aient cet amour des gestes à faire pour préserver l'environnement dans lequel nous vivons et comprendre que ce que nous appelons déchet est, en réalité, une richesse. », a-t-elle indiqué.
Patrick Hinvi, directeur de l’un des 20 écoles retenues pour la deuxième phase du Peems trouve que ce projet est une nouvelle chance qui permettra à tout le monde de pouvoir mettre sa main à la pâte, afin de faire de la société, un label éducatif où les apprenants sont éduqués aux fonctions de l'environnement et aux bons gestes pour préserver l'environnement et assurer la santé communautaire. Rappelons que la deuxième phase du Programme d’éducation à l’écocitoyenneté en milieu scolaire (PEEMS) regroupe les 5 communes du grand Nokoué.
Par Fortuné Dotin