Par Joobs Jobo
«Le Bénin réunit désormais plusieurs conditions d’attractivité pour les investissements locaux ou étrangers. Westgate se positionne aux côtés des organes publics de Promotion du Bénin, comme acteur majeur des Investisseurs en vue de leur apporter l’assistance et le soutien nécessaires pour la matérialisation de leurs projets dans une démarche stratégique de Co-construction et de co-entreprise.»
La République du Bénin a enclenché un processus de transformation structurelle de son économie. Les efforts menés par l’État et les organes de représentation et d’appui au secteur privé (CCI Bénin, CNP-Bénin, CIPB, CONEB ...) pour un climat des affaires attractif constituent un levier pour la promotion des investissements à travers de nombreuses mesures incitatives, telles que: Le Code des investissements, les lois sur les Zones économiques spéciales, la loi sur le développement des PME, la justice commerciale.
Au cœur de la mission de Westgate se trouve une vision ambitieuse: participer à la promotion du Bénin et être en Afrique de l’Ouest (Francophone et Anglophone), un partenaire de référence en matière de Conseil et de service dans le domaine des affaires. Westgate offre des services supports avantageux pour les entreprises afin de faire de leur expérience au Bénin, un succès. Cela, dans une démarche stratégique de co-entreprise et de co-construction.
Dans cet entretien exclusif, Alain Amoussoukpevi, dirigeant du Cabinet Westgate Pan African Resources Limited nous parle des ambitions de son entreprise et son impact sur le secteur privé.
CADRECO: Pourriez-vous vous présenter ?
Alain Amoussoukpevi: Je m’appelle Alain Louis Coovi Amoussoukpevi. Je suis Béninois, marié et père de trois enfants. Je suis spécialiste en Marketing et Communication, activité que j’exerce avec passion depuis une vingtaine d’années. Mais sur le temps, j’ai également exploré plusieurs autres secteurs. Aujourd’hui le groupe que je dirige intervient dans les secteurs de la conciergerie de luxe, du tourisme, de la culture, des arts, des médias et de celui des Assurances.
Acteur du secteur privé depuis plus de 20 ans, je suis également élu consulaire à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin. À ce titre, j’ai été nommé depuis trois ans par le Bureau Consulaire de la CCI BENIN comme Président du Centre d’Arbitrage, de Médiation et de conciliation du Bénin (CAMeC).
Quels sont les principaux services que propose le cabinet WESTGATE aux investisseurs intéressés par le Bénin ?
Westgate Pan African Resources Limited est une société de droit nigérian, créée il y a cinq ans, à Lagos, dans le but de faire de la médiation commerciale.
Notre pays le Bénin commence à se hisser à un haut niveau en termes d’attractivité, d’environnement et de tout ce qu’on peut mettre en place pour créer un environnement d’affaires qui soit favorable à l’investissement. Alors, nous nous sommes dit qu’il faut travailler, en tant qu’acteur du secteur privé, aux côtés des autorités pour faire la promotion du pays.
Nous soutenons les initiatives qui sont prises pour exporter le savoir et l’expertise de nos compatriotes d’autres pays et vice-versa. Nous présentons également les avantages que le Bénin offre en termes d’investissement. Ainsi Westgate, pour ce qui concerne ses principales activités, intervient dans le domaine de l’intermédiation commerciale.
Comment WESTGATE facilite-t-elle la matérialisation des projets d’investissement et d’installation de ses clients ?
Comme l’indique notre dénomination: WEST (Ouest) et GATE (Porte d’entrée), notre ambition est d’ouvrir les portes du Bénin et de cette vaste région aux entreprises désireuses de conduire et réaliser tous types de projets d’investissement sur le continent. Le Cabinet, offre globalement six prestations à savoir: la gestion d’affaires, le Business intelligence, le Due diligence, le Country branding, la Veille stratégique, et l’Ingénierie financière.
Quelle autre expertise spécifique développez-vous ?
Nous visons également le secteur de la formation universitaire. Et notre cible première est l’Afrique australe dont les universités sont classées parmi les meilleures sur le plan africain. Parce qu’elles offrent des standards très élevés en termes de programmes de formation.
Malheureusement, elles sont très peu connues dans notre pays. Nous ambitionnons de créer des relations entre ces universités. Les pays africains devraient renforcer leur coopération dans ce domaine (Éducation et Formation) parce que nos défis en termes d’adéquation formation-marché de l’emploi sont presque similaires.
Nous allons ouvrir les universités de pays comme le Kenya, la Namibie, le Botswana, l’Afrique du Sud … à nos étudiants.
Faites-vous l’intermédiation pour l’installation des investisseurs uniquement au Benin ?
Je disais tantôt que la société a été créée au Nigeria, mais après, nous avons créé il y a deux ans, une succursale à Cotonou, au Bénin. Notre toute première opération a été de faciliter l’installation d’un Intermédiaire en Assurance nigérian sur le marché Ivoirien. Cette année 2024 devrait voir notre première opération en Afrique australe.
WESTGATE collabore-t-elle avec d’autres acteurs locaux, tels que le gouvernement, les institutions financières, ou d’autres entreprises, pour soutenir les investisseurs ?
Nous initions des projets qui permettent aux gens de se retrouver pour discuter. Par exemple, lors de notre toute dernière activité qui a eu lieu le 2 novembre à Paris, nous avons travaillé sur le secteur de l’immobilier. L’idée était de rassembler les béninois de la diaspora et de leur présenter les mesures, les sécurités, les opportunités et les financements autour du secteur de l’immobilier au Bénin. Car il y a aussi un déficit d’information sur la conduite des projets immobiliers. Ce fut, vous l’avez constaté un énorme succès et les participants ont partagé avec nous leur besoin de disposer de plus d’informations sur tout ce qui se fait au Bénin.
Vous savez que le Bénin a fait des pas de géant pour sécuriser le foncier. Nous avons la loi sur la copropriété. Nous avons réuni à Paris des spécialistes de l’immobilier pour présenter non seulement les mesures de sécurisation, mais également les opportunités. Que ces projets soient d’ordres privés ou professionnels, il existe différentes possibilités en terme de financement. C’est dans cette vision que nous avons organisé ce premier afterwork à Paris sur le thème de l’Immobilier.
L’État construit des bâtiments administratifs, mais le secteur privé en aura de plus en plus besoin. Lorsque nous attirons des gens, nous devons pouvoir également leur permettre de travailler dans des environnements qui respectent les normes auxquelles ils sont habitués. Ils ont besoin d’espaces confortables, attrayants et modernes.
Vous connaissez l’enthousiasme des béninois quand il s’agit de construire leur propre maison. Ils aspirent de plus en plus à un minimum de confort pour leur logement. C’est le premier secteur qui nous a intéressé. Il y en a d’autres, comme celui du tourisme, qui sera probablement notre prochain arrêt. Vous savez que le Bénin investit énormément dans la construction d’infrastructures touristiques. Il y a beaucoup de choses qui se font dans notre pays.
Quelle différence entre WESTGATE et les structures étatiques qui font la même chose ?
La première différence est que nous sommes du secteur privé. Mais nous travaillons à établir un partenariat durable avec les institutions publiques en charge de la promotion du Bénin. Nous sommes complémentaires. Comme exemple, je peux vous citer ma participation au Road Show organisé en France l’année dernière par l’APIEx, la GDIZ la CCI Bénin.
Ma présence au sein de la délégation qui a parcouru Six régions de la France avait pour but d’apporter une réponse du Secteur Privé. De porter le témoignage de la réalité et de l’effectivité de toutes ces mesures prises par l’État béninois en vue de la promotion du Bénin. Cela était nécessaire pour contrer l’effet, disons, stérilisante de fonctionnaires en mission pour l’État. Croyez-moi ce fut une très belle expérience.
Le secteur public n’a pas vocation à créer de la richesse. Ni même des emplois. L’État a pour mission de mettre en place le cadre favorable aux initiatives privées, portées par les promoteurs, qu’ils soient locaux ou étrangers. Le véritable moteur du développement économique d’un pays reste le secteur privé.
Cependant, il faut reconnaitre que nous sommes avant tout un peuple de commerçants (achat pour revente). Pour nous rendre crédibles et nous aligner sur les ambitions de développement, le secteur privé à tout intérêt à se transformer. Nous devons plus nous orienter vers l’Industrialisation et la Transformation qui sont plus à même d’impulser un réel développement de notre économie.
Si nous sommes prêts, les pouvoirs publics pourront aisément compter avec et sur nous pour développer notre tissu économique. Ce serait vraiment dommage que nous ne soyons pas au rendez-vous de l’embellie qui s’annonce et laissons la grosse part à des investisseurs étrangers. C’est d’ailleurs pour cela que nous incluons les notions de Co-entreprise et de co-construction dans toutes nos approches. Dans la phase de matérialisation, ce sont les acteurs du secteur privé qui doivent prendre les devants, en s’appuyant sur le secteur public.
Collaborez-vous avec d’autres acteurs ?
Bien entendu, nous collaborons avec tout le monde, tous les corps de métiers. Par exemple, je n’ai aucune expertise dans le secteur immobilier, mais je suis facilitateur. Je crée le cadre d’échanges, le cadre de partenariats, puis j’assure le suivi pour que tout ce qui a été dit et identifié puisse se concrétiser dans des projets réels.
Quelle est votre vision pour établir un contexte de développement économique durable ?
Notre vision à long terme se dessine comme une force motrice dans le développement économique et la promotion d’une coopération fructueuse entre l’État béninois et les investisseurs. En tant qu’acteur clé de l’intermédiation, notre cabinet aspire à devenir le catalyseur de projets innovants et durables, contribuant ainsi à la croissance socio-économique du Bénin.