Par Boris Mawuena
Dans un contexte international marqué par des incertitudes et un ralentissement de l’activité mondiale, l’Afrique continue d’afficher une capacité de résilience notable. D’après les dernières projections de la Banque mondiale, plusieurs pays africains devraient enregistrer des performances remarquables, soutenues par des réformes structurelles et une diversification progressive de leurs économies.
Avec un taux de croissance estimé à 7%, le Bénin se positionne au 4ᵉ rang des économies les plus performantes d’Afrique pour l’année 2026. Cette progression lui permet de se hisser au pied du podium, devant certaines puissances régionales et des pays traditionnellement portés par les revenus pétroliers. Ce classement traduit la consolidation des fondamentaux macroéconomiques et l’impact des politiques de transformation engagées ces dernières années.
Le trio de tête est composé de la Guinée, du Rwanda et de l’Éthiopie. La Guinée domine le classement avec une croissance projetée à 9,3%, tirée principalement par l’essor de son secteur minier. Le Rwanda (7,2%) et l’Éthiopie (7,1%) complètent le podium, illustrant le dynamisme soutenu de l’Afrique de l’Est.
Ces performances traduisent l’émergence d’une Afrique en mutation, où la stabilité institutionnelle, l’amélioration du climat des affaires et les investissements dans les infrastructures deviennent des leviers décisifs de croissance. Pour le Bénin, maintenir un rythme de progression de 7% constitue un signal fort adressé aux investisseurs internationaux et renforce son ambition de s’imposer comme un hub économique stratégique en Afrique de l’Ouest.
Au-delà des chiffres, cette trajectoire confirme la place croissante du pays dans la dynamique continentale, à condition de poursuivre les efforts en matière de diversification, d’industrialisation et de création de valeur ajoutée locale.