Par Brunelle TCHOBO
Les membres du Conseil national de normalisation ont procédé à l’examen et à l’homologation de douze projets finaux de normes portant sur plusieurs chaînes de valeur agricoles.
Ces travaux visent à intégrer systématiquement l’approche d’adaptation basée sur les écosystèmes (EbA) dans les normes agricoles, afin de mieux prendre en compte les enjeux liés aux changements climatiques.
Les normes concernées portent notamment sur le néré, le sorgho, le karité, l’anacarde, le soja et certains de leurs produits dérivés. Certaines existaient déjà, mais sans intégrer la dimension de sécurisation de l’écosystème. D’autres ont été nouvellement élaborées. Désormais, l’ensemble de ces référentiels est aligné sur l’approche EbA.
La coordonnatrice du PABE, Flora Adjanhoutodé, a rappelé que l’objectif du projet est « d’améliorer la résilience climatique des communautés rurales en adaptant les moyens de subsistance agricoles et en investissant dans la gestion durable des terres ».
Le projet intervient dans sept communes, où plusieurs actions ont été mises en œuvre, notamment la fourniture de matériels et d’équipements agricoles, la formation des producteurs à travers des unités de démonstration pour la culture du soja et du sorgho dans une logique d’agriculture résiliente au climat, ainsi que la construction de cinq magasins de stockage adaptés aux contraintes climatiques.
Ces réalisations justifient, selon les acteurs, la révision et l’élaboration de normes tenant compte à la fois de la sécurité alimentaire et de la protection des écosystèmes. Le président de la plateforme Adaptation basée sur les écosystèmes pour la sécurité alimentaire en Afrique (EBAFOSA), Émile Houngbo, est revenu sur l’importance stratégique de ces travaux financés par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).
Le directeur général de l’ANM, Mouhamed Nazif Moutawakilou, a salué une initiative qui, selon lui, « contribue à la protection de l’écosystème tout en soutenant le développement du pays ». Il a réaffirmé la disponibilité de son institution à accompagner ce type d’actions et a invité les participants à une analyse rigoureuse des projets soumis.
Les travaux se sont achevés le mardi 23 décembre 2025 par l’homologation des douze normes, qui constituent désormais un cadre de référence pour des pratiques agricoles plus durables et mieux adaptées aux défis climatiques.