
Signature de l'accord de financement avec l'ITFC à Baku 2026 annual meetings
Par Assou AFANGLO
Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans la mobilisation de financements extérieurs au service de son développement économique. Le 19 juin 2026, en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement (BID) à Bakou, le gouvernement burkinabè a signé un accord-cadre de 1 milliard de dollars avec la Société Internationale Islamique pour le Financement du Commerce (ITFC). L'enveloppe doit accompagner la mise en œuvre du Plan R.E.L.A.N.C.E. 2026-2030 et soutenir plusieurs secteurs jugés prioritaires pour l'économie nationale.
L'accord a été signé par le ministre de l'Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, et le directeur général de l'ITFC, Adeeb Yousuf Al-Aama. Il prévoit le financement d'opérations liées au commerce, notamment les importations de produits énergétiques, d'intrants agricoles, de denrées alimentaires essentielles et de produits pharmaceutiques.
Un soutien aux secteurs les plus sensibles de l'économie
Dans un contexte marqué par la recherche d'une plus grande résilience économique, les ressources mobilisées visent à sécuriser l'approvisionnement du pays dans plusieurs domaines stratégiques. L'énergie et l'agriculture figurent parmi les principaux bénéficiaires du dispositif, deux secteurs qui conditionnent directement la compétitivité de l'économie burkinabè et la stabilité des prix sur le marché intérieur.
L'accord prévoit également un appui aux exportations agricoles, notamment pour le coton et l'anacarde. Ces filières représentent des sources importantes de devises pour le Burkina Faso. En facilitant leur financement, les autorités espèrent renforcer les recettes d'exportation et améliorer la balance commerciale du pays.
Un levier pour le financement du secteur privé
Au-delà du commerce extérieur, le partenariat accorde une place importante au secteur privé. Une partie des ressources sera mise à la disposition des banques locales sous forme de lignes de crédit destinées à soutenir les entreprises. L'objectif est d'améliorer l'accès au financement, un défi récurrent pour les PME burkinabè, et de stimuler l'investissement productif.
Pour Ouagadougou, cet accord dépasse donc le simple cadre d'un financement commercial. Il s'inscrit dans une stratégie plus large visant à soutenir la transformation économique du pays, à renforcer sa souveraineté productive et à accroître les échanges avec les partenaires africains et arabes. Dans un environnement régional marqué par les tensions économiques et sécuritaires, la mobilisation de 1 milliard de dollars constitue un signal fort pour la mise en œuvre du Plan R.E.L.A.N.C.E. 2026-2030.












