Par Fortuné DOTIN
Pendant des décennies, le nucléaire civil en Afrique a appartenu au domaine des ambitions théoriques. Un sujet davantage présent dans les conférences diplomatiques que dans les stratégies industrielles réellement opérationnelles. Trop coûteux, trop sensible, technologiquement inaccessible, politiquement risqué : l’atome civil semblait réservé aux grandes puissances industrielles ou aux économies émergentes capables d’absorber des investissements colossaux sur plusieurs décennies.
Mais quelque chose change. Et ce changement ne vient ni de Pretoria, pourtant seule puissance nucléaire historique du continent, ni du Caire, qui construit actuellement la centrale d’El-Dabaa avec la Russie. Il vient du Rwanda. Un pays sans hydrocarbures, sans tradition nucléaire, mais qui comprend avant beaucoup d’autres que la prochaine bataille énergétique mondiale ne se jouera pas uniquement sur le pétrole, le gaz ou les énergies renouvelables. Elle...
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