Par Janvier Gbedo
Ce nouveau financement, selon la BID, vise à accentuer la réduction des délais logistiques par l’augmentation de la capacité routière. Ce segment routier constitue la section béninoise du corridor Cotonou-Lomé, lui-même intégré à l’axe régional Abidjan-Lagos.
Les travaux prévus consistent en l’élargissement de la voie pour passer à une configuration de 2 × 2 voies. Le projet inclut également la reconstruction des systèmes d’assainissement, l’installation d’équipements de sécurité routière et la réalisation d’aménagements aux abords de l’infrastructure. L’objectif technique est la suppression des points de congestion afin de fluidifier le transit des marchandises et des personnes entre le Bénin et le Togo.
Cette opération s'inscrit dans un programme de modernisation des infrastructures de transport en Afrique de l’Ouest. Elle bénéficie de la coordination de plusieurs institutions, notamment la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
L’intervention fait suite à des phases antérieures ayant déjà permis l’aménagement du tronçon Pahou-Ouidah-Hillacondji et la mise en service de postes de contrôle juxtaposés à la frontière. « Côté togolais, la section Avépozo-Aného a également été réaménagée en 2 × 2 voies pour assurer la continuité du standard technique sur l’ensemble du tracé », a annoncé la BID. Le corridor Abidjan-Lagos, long de 1.028 km, traverse la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria.