Par Claudia Kenou
Dans le cadre de l'exécution de la loi de finances pour la gestion 2025, les régies financières béninoises auront pour mission de mobiliser des recettes importantes, avec un objectif global de 2.285,017 milliards de FCFA. Ce montant, issu de la loi n°2024-34 du 12 décembre 2024, reflète les prévisions pour l'année 2025 et souligne l’ampleur des efforts à fournir par les différentes régies pour financer le budget de l'État.
La Direction générale des Impôts (DGI) est chargée de recouvrer la majeure partie de ces recettes, avec un objectif de 1.295,900 milliards de FCFA. À côté de cette somme, le Trésor béninois se verra attribuer 772,200 milliards de FCFA tandis que les recettes des douanes sont estimées à 128,834 milliards de FCFA. L'Agence nationale du domaine et du foncier, quant à elle, aura à mobiliser 5 milliards de FCFA et 63,083 milliards de FCFA proviendront du fonds de concours et des dons des projets. Le Fonds national des retraités du Bénin contribuera également à hauteur de 59,166 milliards de FCFA tandis que les comptes d’affectation spéciale pour la gestion 2025 auront à recouvrer 23,2 milliards de FCFA. En outre, le Fonds de développement pétrolier devrait générer 480,854 millions de FCFA et les recettes destinées aux collectivités territoriales seront de 5.192,4 millions de FCFA. Le port autonome de Cotonou, un acteur clé de l’économie béninoise, participera également à l’effort de mobilisation des ressources, avec des prévisions de recettes à hauteur de 13,490 milliards de FCFA. Le port reste un pilier essentiel, contribuant à plus de 60% du PIB et générant plus de 90% des ressources intérieures du pays. L’ensemble de ces recettes à recouvrer par les régies financières constitue un axe stratégique pour assurer le financement du budget général de l’État, qui s’élève à 3.551,005 milliards de FCFA pour 2025, soit une augmentation de 11% par rapport à 2024. Ces efforts de mobilisation sont soutenus par un objectif de croissance de 6,8% et une priorité donnée aux secteurs sociaux, avec 41,5% des dépenses budgétaires allouées à la réduction de la pauvreté et à l'amélioration des conditions de vie de la population.