Par Janvier Gbedo
Le Grand Nokoué, regroupant Cotonou, Sèmè-Podji, Porto-Novo, Abomey-Calavi et Ouidah, reçoit un financement pour l’un de ses projets phares. L’objectif est d’améliorer la mobilité urbaine, la sécurité des transports et l’accès à des services inclusifs et durables, face à une croissance urbaine rapide, en développant des infrastructures résilientes, sûres et moins polluantes.
Un axe clé est l’électrification progressive des taxis-motos (Zémidjans) via un programme pilote, suivi d’un déploiement à grande échelle, avec un soutien à la filière locale de motos électriques. Le projet comprend cinq composantes : le renforcement de la gouvernance du secteur, la professionnalisation des opérateurs, l’amélioration du transport public multimodal, l’électrification des motos et l’appui institutionnel. Il prévoit également la mise en service de nouveaux services de transport public et d’infrastructures multimodales.
Classé en catégorie A en raison de risques environnementaux et sociaux élevés, il impacte l’écosystème lagunaire du lac Nokoué (zones Ramsar). Les risques incluent le dragage, la biodiversité, la pollution et la gestion des batteries. Au total, 746 personnes sont affectées par des déplacements économiques et fonciers ; un Plan d’action de réinstallation (PAR) garantit une indemnisation au coût de remplacement intégral. Un programme accompagne les conducteurs de motos à essence vers des alternatives économiques et l’accès à des motos électriques.
Le projet intègre la dimension genre et sécurité : espaces sécurisés, éclairage renforcé dans les stations et prévention des violences sexistes. Un mécanisme de règlement des griefs à quatre niveaux est mis en place, avec un suivi conjoint Banque mondiale/BAII et un groupe tiers incluant les autorités locales et la société civile.