Par Romaric TOKPE
L’événement s’est déroulé en partenariat avec la coopération allemande via la KfW et le consortium IPC-Horus, en présence d’institutions financières, de représentants des autorités publiques et d’acteurs du secteur agricole.
Les travaux ont porté sur deux volets essentiels. La première étude a permis d’identifier des investissements agricoles susceptibles de contribuer à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique. Elle met notamment en avant l’irrigation solaire, les semences résistantes à la sécheresse et les unités de transformation solaire, considérés comme des leviers pour moderniser le secteur agricole tout en réduisant son impact environnemental.
La seconde étude s’est intéressée à l’accès au financement des femmes rurales qui, bien qu’elles constituent une part importante de la main-d’œuvre agricole, demeurent encore sous-financées. Elle met en lumière les blocages persistants et propose des recommandations visant à corriger ces disparités.
Dans son allocution d’ouverture, la cheffe de coopération allemande et représentante de l’ambassade d’Allemagne, Rike Sohn, a expliqué que ce partenariat vise à élargir l’accès aux crédits pour les acteurs agricoles. « Notre ambition est d’améliorer l’accès au crédit pour les femmes entrepreneures et les promoteurs d’investissements verts, avec un objectif d’au moins 30% des financements destinés aux femmes », a-t-elle affirmé.
Dans cette dynamique, le FNDA entend renforcer l’intégration du genre et des critères adaptés dans ses mécanismes de financement, notamment en s’inspirant des standards internationaux tels que le 2X Challenge pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin.
Prenant la parole à son tour, le directeur général du FNDA, Nicolas Ahouissoussi, a rappelé que l’institution s’inscrit pleinement dans les priorités nationales en matière de développement agricole. « Le FNDA soutient les objectifs stratégiques nationaux, en particulier la promotion d’une agriculture durable et résiliente, capable de faire face aux défis climatiques », a-t-il déclaré.
Il a également précisé que le partenariat avec la coopération allemande prévoit une enveloppe de 15 millions d’euros dédiée au refinancement des acteurs agricoles, afin de renforcer l’accès aux services financiers adaptés. Par ailleurs, le FNDA a salué l’intérêt croissant des partenaires et institutions financières pour les enjeux liés à l’agriculture durable et à l’inclusion financière, soulignant que ces thématiques occupent désormais une place centrale dans les stratégies de développement du secteur agricole.
À l’issue des travaux, les participants ont insisté sur la nécessité de développer des outils financiers davantage adaptés aux réalités du terrain et de renforcer les mécanismes de financement inclusif au bénéfice des producteurs agricoles, en particulier des femmes rurales. Sur la période 2020-2025, le FNDA a facilité des financements totalisant 88.681.545.051 francs Cfa pour 10.473 projets, au profit de 33.549 bénéficiaires, dont 12.084 femmes, confirmant ainsi son rôle central dans l’accès au financement agricole durable et inclusif au Bénin.