Par Brunelle TCHOBO
À travers une délégation composée d’acteurs publics, privés et culturels, le pays entend mettre en avant son modèle d’industrialisation, basé sur la transformation locale des matières premières, la mobilisation de capitaux à long terme et la création d’emplois durables.
Le sommet Africa Forward a réuni des chefs d’État, des investisseurs, des entrepreneurs et des acteurs culturels pour promouvoir des partenariats « d’égal à égal » entre l’Afrique et la France. L’événement avait pour ambition de repenser les mécanismes de coopération autour de l’innovation, de la croissance et des résultats concrets.
À travers leurs interventions sur la scène principale du sommet Africa Forward | Inspire & Connect, Létondji Béhéton, directeur général de la SIPI Bénin, structure en charge de la gestion de la GDIZ et Maryse Lokossou, directrice générale de la CDC Bénin ont présenté la stratégie du Bénin pour accélérer son industrialisation et sa transformation économique. S’appuyant sur la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) et sur la CDC Bénin, les deux responsables ont mis en avant la transformation locale des matières premières, notamment le coton et la noix de cajou, et le financement à long terme comme leviers de création d’emplois et de croissance durable.
Ils ont également défendu la nécessité de mobiliser des capitaux à long terme pour soutenir les infrastructures industrielles et renforcer la compétitivité du pays. Leur message s’est voulu aussi un appel direct aux investisseurs internationaux, invités à accompagner un Bénin présenté comme stable, ambitieux et ouvert aux partenariats.
GDIZ, pilier de l’industrialisation béninoise
Au cœur de la stratégie défendue par le Bénin figure la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), présentée comme l’un des principaux leviers de transformation économique du pays. S’étendant sur 1.640 hectares, la zone industrielle accueille déjà une vingtaine d’usines en activité et a permis la création de plus de 25.000 emplois. Elle incarne la volonté des autorités de transformer localement les matières premières et de renforcer la compétitivité du pays sur le marché international.
Malgré ces avancées, les défis restent importants, notamment en matière d’accès à l’énergie et aux financements. Le Bénin mise ainsi sur le développement d’infrastructures énergétiques, logistiques et industrielles pour soutenir cette dynamique.
CDC Bénin, moteur du financement à long terme
Créée en 2018, la Caisse des dépôts et consignations du Bénin (CDC Bénin) joue un rôle capital dans le financement du développement économique national. Elle mobilise des ressources à long terme pour les investir dans des projets structurants, en particulier dans le secteur industriel. L’institution accompagne la politique de transformation des matières premières, notamment le coton et la noix de cajou, dont une part croissante est désormais transformée localement.
Au-delà des chiffres, la CDC Bénin met l’accent sur l’impact social de ces investissements, notamment en matière d’emplois et de formation des jeunes, tout en appelant les investisseurs internationaux à s’associer à cette dynamique.
Le Bénin a été représenté à Nairobi par une délégation issue de plusieurs secteurs : économie, innovation, numérique, culture et sport. Cette présence diversifiée vise à illustrer la transformation globale du pays. Des personnalités du monde culturel, des start-up technologiques, des acteurs de l’intelligence artificielle ainsi que des figures du sport et des médias ont pris part aux échanges. À travers cette participation, le Bénin espère renforcer son positionnement comme destination stable, attractive et engagée dans une transformation économique durable, portée par la GDIZ et la CDC Bénin.










