Par Assou AFANGLO
Ce rendez-vous d'envergure a mobilisé plus de 700 décideurs politiques, investisseurs et acteurs économiques pour renforcer les relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone. Une vitrine idéale pour les pays participants, notamment le Bénin, qui a présenté ses atouts lors d’un panel dédié. Le panel consacré au Bénin a été une occasion de souligner les réformes et leviers de croissance qui font du pays une destination de choix pour les investissements. Le panel a été modéré par John Marshall, ambassadeur désigné du Royaume-Uni.
Parmi les intervenants figuraient Mireille D’Oliveira Richards (PDG de Benin Connect), Charlotte Kemp (UK Export Finance), Seth Sélidji Tebe (ambassadeur, directeur de l’attractivité extérieure au ministère béninois des Affaires étrangères) et Rayann Chagoury (analyste en banque d’investissement, Skypkapital Europe).
Un cadre propice aux affaires
Dans son intervention, Seth Sélidji Tebe a mis en avant la stabilité politique, économique et sécuritaire du Bénin. Il a insisté sur la fiabilité du pays vis-à-vis de ses engagements internationaux. « Le Bénin a mis l'accent sur la création de zones industrielles spécialisées avec un accès facilité à l’électricité (moins d’un dollar le kilowattheure), à l’eau, et un régime fiscal incitatif. Les jeunes entreprises bénéficient notamment d’une exonération fiscale de trois ans », a-t-il expliqué.
L’exemple phare de cette dynamique reste la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), développée en partenariat public-privé avec ARISE IIP. S'étendant sur 1 640 hectares, elle vise à créer des chaînes de valeur complètes, de la transformation locale à l’exportation, avec l’ambition de générer plus de 300 000 emplois directs d’ici 2030.
Ces propos ont été corroborés par Rayann Chagoury (analyste en banque d’investissement, Skypkapital Europe), d'après qui, le Bénin regorge aujourd’hui de nombreuses idées et d’un potentiel remarquable. « Actuellement, le pays est présent et actif dans presque tous les secteurs : qu’il s’agisse des biens et services, du transport et de la logistique, ou encore du secteur universitaire et entrepreneurial ».
Enfin, ce panel a permis d’identifier plusieurs secteurs porteurs pour l’investissement au Bénin. L’agro-industrie se démarque par son fort potentiel de transformation locale des produits agricoles. Le secteur du textile bénéficie, quant à lui, de la production abondante de coton, véritable levier pour le développement d’une industrie intégrée. L’industrie du bois, appuyée par une politique de valorisation des ressources forestières, offre également des opportunités prometteuses pour les investisseurs.