Par Claudia Kenou
Le Palais des Congrès de Cotonou accueille du jeudi 4 au vendredi 5 avril, le Dialogue mondial des jeunes, associé au 30ème anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd). Durant ces deux jours, des centaines de jeunes venus de plus de 130 pays sont appelés à réfléchir sur leurs aspirations et perspectives, pour un développement durable.
Organisée par le Fonds des nations unies pour la population (Unfpa) en partenariat avec les Royaumes des Pays-Bas et du Danemark, il s’agit d’une première initiative du genre. Laquelle a connu la présence des autorités étatiques du Bénin et d’ailleurs, dont la Vice-présidente Mariam Chabi Talata. À l’occasion de la cérémonie officielle d’ouverture qui a précédé les travaux proprement dits, Gracias Francine Dansi a au nom des jeunes laissé entendre que malgré les progrès réalisés ces dernières années dans la mise en œuvre du Programme d'actions de la Cipd, ils se retrouvent à un moment critique car confrontés à une série de défis complexes. Dans le même temps, leurs opportunités socio-économiques sont, dit-elle, de plus en plus limitées. Alors que les jeunes jouent un rôle crucial dans le présent, reconnaît-elle, car les démocraties fonctionnent mieux quand ces jeunes sont responsabilisés. Elle n'a pas manqué d'appeler les autorités et gouvernants à faire confiance aux jeunes en prenant en compte leurs aspirations lors de ce dialogue.
Dans son discours d’ouverture, le Ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané a rappelé que leur engagement en faveur du développement de la jeunesse doit être influencé par des objectifs fondés sur les principes de justice sociale et économique, d’inclusivité, de droits de l’homme, d’autonomisation, de participation et de citoyenneté active. Une place privilégiée et de choix doit être donnée aux jeunes, dit-il, en tenant compte de leur diversité et de leur besoin spécifique, dans toutes les réflexions sur tous les sujets d’intérêt de notre monde et de son avenir. Pour ce faire, il a invité les jeunes à renforcer et approfondir la solidarité intergénérationnelle et à construire un multilatéralisme plus interconnecté, plus inclusif, plus efficace et surtout plus équitable. « C’est donc à juste titre que je me réjouis de ce premier dialogue mondial organisé ici à Cotonou sur le thème de la jeunesse, où les participants essentiellement des jeunes venus du monde entier sont invités à la réflexion. Nos réflexions, celles de Cotonou, viendront alimenter l’ensemble du processus de célébration de la Cipd+30 dont certaines étapes auront lieu entre autres en Norvège, au Bangladesh et à New York. L’efficacité de la Conférence de Cotonou, la richesse de nos résultats vont déterminer la qualité des produits ultérieurs. Nous n’avons donc pas droit à l’échec. Je demande aux jeunes d’être d’attaque comme ils savent le faire, d’être ambitieux, de produire des réflexions osées, transformatrices, innovantes mais de garder à l’esprit qu’ils sont les prochains dirigeants, ceux-là même qui seront appelés à mettre en œuvre les conclusions de nos différentes assises. Je veux d’ores et déjà vous adresser mes sincères remerciements pour les résultats attendus de vos réflexions qui, j’en suis convaincu, contribueront à bâtir un monde plus juste, plus inclusif et plus prospère. Nous voulons ce monde où le jeune a sa place dans la société, où il joue un rôle important et clé, où ses rêves, ses projets et ses ambitions trouvent un terreau favorable à leur émergence et à leur réalisation et où les peurs, la violence et l’insécurité sont conjugués au passé », a-t-il évoqué. Les travaux qui prennent fin ce vendredi sont marqués par plusieurs communications.