Par Romaric TOKPE
Les organisateurs ont ouvert la rencontre en rappelant l’importance de préparer la relève dans un marché du travail en pleine mutation. Brice Tchendo, managing partner d’Optimum Partners, a expliqué que « le capital humain reste le premier moteur de performance », un message qui a posé le cadre de l’événement. Le cabinet a détaillé ses principales expertises en matière de capital humain. Formation, organisation, digitalisation et externalisation des fonctions support ont été rappelées comme des piliers essentiels de sa mission. Pour Tchendo Brice, « les entreprises manquent souvent d’un plan clair pour identifier et former les talents qui prendront le relais », un constat partagé par de nombreux professionnels présents dans la salle.
Edomatch a ensuite présenté son approche technologique pour moderniser le recrutement en Afrique. Son CEO, Chris Koehler, a confié que l’idée de la plateforme est née après l’analyse de milliers de CV lors d’un recrutement ministériel. Il a expliqué que « l’intelligence artificielle devient un soutien indispensable quand les recruteurs font face à des volumes ingérables ». L’entreprise revendique aujourd’hui plus de cent mille utilisateurs dans la sous-région. Un panel RH, composé de Sosthène Assogba, Directeur des Ressources Humaines de SCB Lafarge, de Baboyime Maebena, Responsables des Ressources Humaines de Neemba Bénin, et de Bruno Bruce, ancien head du Group Integrated Talent Management d’Ecobank, a permis d’illustrer la diversité des pratiques et des besoins. Pour Baboyime Maebena, « certains métiers exigent une montée en compétence structurée » et les programmes gradués deviennent essentiels pour maintenir la qualité des services. Quant à Sosthène Assogba, il a partagé sa conviction selon laquelle « un jeune ne peut réussir que lorsqu’il évolue dans un parcours guidé et progressif ».
Bruno Bruce est revenu sur les débuts du programme Talent du groupe bancaire. Il a expliqué que « la croissance rapide des organisations oblige à préparer les générations futures », une affirmation confirmée par les évolutions observées lors des dernières années. Pour lui, la structuration des programmes reste un enjeu central pour toute institution souhaitant pérenniser ses compétences. Un temps d’échanges avec le public a permis de mettre en lumière plusieurs attentes fortes. Les participants ont évoqué le rôle des universités, les besoins en soft skills et l’importance de créer des partenariats pour soutenir l’employabilité. Ils ont, à l’unanimité insisté sur l’urgence de la collaboration entre entreprises et centres de formation pour répondre à la réalité du marché.