Le secteur énergétique africain traverse une crise de représentation sans précédent. En annonçant son boycott du Sommet Africa Energies, prévu à Londres en mai 2026, le Ghana ne se contente pas de déserter une conférence : il lance une contestation frontale contre un modèle de gouvernance jugé déséquilibré, voire hérité de logiques anciennes où l’Afrique est davantage objet de débat que sujet décisionnaire. Au-delà du symbole, cette position marque une rupture. Elle traduit une volonté de redéfinir les règles du jeu dans un secteur stratégique où les enjeux économiques, politiques et géopolitiques sont considérables.
Un front africain contre l’exclusion
La position d’Accra s’inscrit dans une dynamique collective. Le Mozambique avait déjà ouvert la voie en mars 2026, rapidement rejoint par plusieurs ministres membres de l’Organisation des producteurs...
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