
Champ de coton au Bénin
Par Janvier Gbedo
L’économie béninoise démarre l’année 2026 sur les chapeaux de roues. Selon le dernier Bulletin du commerce extérieur publié par l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INStaD), le pays a enregistré une hausse spectaculaire de 78,3% de ses exportations au premier trimestre 2026, comparativement aux trois derniers mois de l’année 2025.
Le montant global de ces ventes à l’international s’élève désormais à 223,96 milliards de francs Cfa. Cette dynamique ne se limite pas à un simple sursaut trimestriel. En glissement annuel, la croissance affiche une progression robuste de 51,1%, consolidant ainsi le poids du Bénin dans les échanges commerciaux au sein de l’UEMOA.
Le coton et le soja tirent les exportations vers le haut
Cette performance repose essentiellement sur la vitalité du secteur agricole. Véritable pilier de l’économie nationale, le coton continue de dicter le rythme en représentant à lui seul près d’un tiers des recettes totales d’exportation.
Parallèlement, la diversification agricole porte ses fruits. Les fèves de soja ainsi que les graines et fruits oléagineux se hissent au rang de moteurs majeurs de cette croissance, confirmant l’attractivité croissante des produits béninois sur les marchés internationaux. Au tableau des acheteurs, le Bangladesh s’impose comme le premier client du pays, suivi d’un réseau diversifié de partenaires asiatiques et européens.
Le recul des importations améliore la balance commerciale
L’autre motif de satisfaction réside dans la maîtrise de la demande extérieure. « Conjointement à l’envolée des ventes, les importations ont poursuivi leur recul, affichant une baisse d’environ 9,0%. Ce double mouvement vertueux permet d’alléger de manière significative le déficit de la balance commerciale béninoise, offrant ainsi une bouffée d’oxygène aux indicateurs macroéconomiques du pays », rappelle la note.
Alors que ces indicateurs confirment la solidité du modèle agro-exportateur béninois, plusieurs leviers restent à analyser pour mesurer la durabilité de cette croissance, notamment l’impact industriel de la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) sur la transformation locale, le détail des flux d’importation ou encore l’évolution des réexportations vers les pays de l’hinterland sahélien.








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