Par Boris Mawuena
Selon l’institution, cette nouvelle plateforme vise à aligner les réformes publiques, les financements et les partenariats afin d’élargir l’accès à des services d’eau fiables et de renforcer les systèmes face aux sécheresses et aux inondations. La Banque mondiale souligne que ces conditions sont essentielles à la création d’emplois et à la croissance économique.
Le programme repose notamment sur des « pactes nationaux pour l’eau », à travers lesquels les gouvernements participants définiront leurs priorités de réforme, renforceront leurs institutions et établiront des trajectoires d’investissement pour leur secteur hydraulique. Quatorze pays ont déjà annoncé leur adhésion à cette démarche.
La Banque mondiale rappelle que l’eau soutient les systèmes de santé, l’agriculture, l’énergie ainsi qu’environ 1,7 milliard d’emplois dans le monde. Pourtant, près de quatre milliards de personnes vivent encore en situation de pénurie hydrique, freinant la productivité et décourageant les investissements dans plusieurs économies en développement.
L’initiative entend mobiliser des ressources publiques, privées et philanthropiques pour accélérer les investissements dans les infrastructures hydrauliques. Selon Reuters, les premières actions cibleront notamment la réduction des pertes d’eau en milieu urbain, la modernisation de l’irrigation, la réutilisation des eaux usées et une meilleure planification fondée sur les données.
Pour Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale, des systèmes hydriques performants permettent aux agriculteurs de produire, aux entreprises de fonctionner et aux villes d’attirer les investissements. Une vision qui place désormais l’eau parmi les leviers stratégiques du développement mondial.











