Par Janvier Gbedo
Ce financement appuie six projets structurants du plan « Simandou 2040 », touchant les infrastructures, l’énergie solaire, l’agriculture et la modernisation administrative du pays.
La signature officielle de cet accord s'est déroulée à Accra, en marge de la 24ᵉ assemblée générale annuelle du Conseil des gouverneurs de la BIDC. Le document a été paraphé par Ismaël Nabé, ministre guinéen du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, et le docteur George Agyekum Donkor, président de l’institution financière.
L’enveloppe financière globale de 310,5 millions d’euros est destinée à l’exécution de six projets prioritaires intégrés au programme national Simandou 2040. Ces investissements se répartissent sur plusieurs secteurs techniques. Dans le domaine des transports, les fonds serviront à la construction et à la réhabilitation de routes dans la zone urbaine de Conakry.
Sur le plan énergétique, l'accord prévoit l'installation de centrales solaires photovoltaïques. Ces infrastructures, d'une capacité cumulée de 80 mégawatts, seront implantées dans quatre régions distinctes du territoire guinéen.
Le volet agricole du protocole porte sur la mécanisation des cultures et le renforcement de la chaîne de valeur dans la production avicole. En parallèle, une partie du financement est allouée à la modernisation des services de l’État, spécifiquement pour la réforme du cadastre et de l’administration foncière.
Lors de la cérémonie, le docteur George Agyekum Donkor a précisé l'orientation de l'institution. « Ce partenariat illustre notre volonté de soutenir des projets à fort impact, favorisant la résilience économique et l’intégration régionale », a-t-il déclaré. Il a rappelé que la mission de la BIDC consiste à accompagner les États membres via des investissements dans les secteurs de l'industrie, des services sociaux et du développement rural.
Ismaël Nabé a pour sa part situé cet accord dans le calendrier institutionnel guinéen. Ce protocole d’accord marque, dit-il, une étape clé dans l’agenda de développement de la Guinée. « Nous nous réjouissons de la qualité de notre coopération avec la BIDC et restons engagés à accélérer la mise en œuvre de ces projets afin de générer des bénéfices concrets pour les populations », a-t-il lancé.
La BIDC, dont le siège se trouve à Lomé, utilise divers leviers financiers pour ces interventions, notamment des prêts, des lignes de crédit et des prises de participation. Ce protocole avec la Guinée s'ajoute aux opérations déjà menées par la banque dans la zone CEDEAO pour le compte des secteurs public et privé.
L’exécution des projets mentionnés dans l’accord sera supervisée par les ministères techniques concernés, sous la coordination du ministère du Plan. Les interventions prévues visent à modifier la structure actuelle de l'économie nationale par le renforcement des capacités productives et énergétiques.










