Par Assou AFANGLO
Le pays vient de signer une sortie réussie de son plan de sauvetage financier. Selon le ministre d'État chargé des communications gouvernementales, Felix Kwakye Ofosu, la réussite du programme fait suite à une période de rigueur budgétaire et de réformes structurelles. Il a rappelé qu'après les difficultés financières de 2024, l'administration du président John Mahama a agi avec détermination en 2025 pour redresser l'économie grâce à une consolidation budgétaire accélérée et une rationalisation audacieuse des dépenses.
« L’inflation a considérablement diminué, le cedi s’est nettement apprécié, la dette publique en pourcentage du PIB a fortement baissé et la croissance économique a rebondi vigoureusement. Les réserves internationales brutes ont atteint un niveau record, s’établissant à environ 14,5 milliards de dollars américains en février 2026, soit près de six mois de couverture des importations. La notation souveraine du Ghana est passée de la catégorie « défaut restreint » à la catégorie « B » avec perspective positive, ce qui représente une amélioration de cinq niveaux de notation », a précisé le ministre.
Le Ghana opte pour l’Instrument de coordination de la politique économique (ICPE)
Le gouvernement ghanéen a maintenant opté pour l’Instrument de coordination de la politique économique (ICPE) afin de maintenir la stabilité budgétaire à long terme. Selon les informations du FMI, l'instrument de coordination de la politique économique (ICPE) est un instrument non assorti de financement destiné à tous ses pays membres. Contrairement à un plan de sauvetage classique, l'ICPE fournit une assistance technique et un renforcement des capacités sans emprunt financier.
De plus, il permet à l'institution d’avoir un dialogue rapproché avec les pays et d’avaliser leurs politiques, leur donnant ainsi l’occasion de montrer leur attachement aux réformes et de mobiliser d’autres sources de financement. L’ICPE aide les pays à élaborer des politiques macroéconomiques et contribue à prévenir les crises et à faire face aux chocs extérieurs tout en renforçant la stabilité macroéconomique.
Par ailleurs, ce mécanisme permet de faciliter la résolution des déséquilibres macroéconomiques, signaler un engagement en faveur d’un programme de réformes économiques et favoriser l’accès à des financements publics et privés. L’ICPE a généralement une durée de deux à trois ans, mais il peut être approuvé pour un minimum de six mois et un maximum de quatre ans. Le nombre de programmes ICPE successifs auquel un pays peut prétendre est illimité.











