Par Boris Mawuena
Le bilan de la campagne écoulée traduit des performances encourageantes. La production céréalière a progressé d’environ 6%, avec 2.130.000 tonnes de maïs et 510.000 tonnes de riz. Les racines et tubercules ont également enregistré une hausse de 4,5%, atteignant 3.405.000 tonnes d’igname et 4.507.000 tonnes de manioc.
Les cultures de rente confirment leur dynamisme, notamment le soja, en hausse de plus de 28%, ainsi que l’anacarde et l’ananas avec respectivement 217.000 et 488.000 tonnes. Le coton, pilier de l’économie agricole, affiche une production estimée à 531.000 tonnes. Par ailleurs, les cultures maraîchères ont connu une progression notable de plus de 19%.
Fort de ces résultats, le gouvernement affiche désormais une ambition claire : sécuriser durablement les producteurs. « L’agriculture ne doit plus être le secteur le plus vulnérable », a insisté le ministre, annonçant le déploiement d’une assurance agricole indicielle. Ce mécanisme innovant prévoit une prise en charge de 80% des primes par l’État et une couverture des pertes liées aux aléas climatiques pour 122.000 exploitants durant cette campagne.
Dans la même dynamique, une protection sociale élargie est en préparation afin de garantir aux acteurs ruraux un meilleur accès aux soins de santé et à une retraite décente. L’exécutif met également l’accent sur la disponibilité des intrants, la mécanisation et la modernisation des exploitations, à travers des subventions d’engrais, de semences améliorées et l’accès à des équipements adaptés.
Sur le plan des objectifs, la campagne vise une hausse de 16% de la production céréalière pour atteindre 3.500.000 tonnes. Les racines et tubercules devraient progresser de 17% à 9.460.000 tonnes, tandis que les légumineuses atteindront 1.322.000 tonnes. Les cultures industrielles ne sont pas en reste, avec des projections de 700.000 tonnes de coton, 500.000 tonnes d’ananas et 250.000 tonnes d’anacarde.
Le financement constitue également un levier essentiel. Le Fonds national de la microfinance prévoit une enveloppe d’un milliard de francs Cfa pour soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur. À travers ces orientations, le Bénin entend poursuivre sa transformation agricole en conciliant performance économique, durabilité et inclusion sociale.












