Par Boris Mawuena
Cette rencontre internationale, axée sur l’innovation, la croissance et les partenariats économiques entre l’Afrique et la France, a déjà débouché sur d’importantes annonces financières estimées à 23 milliards d’euros, soit près de 15.000 milliards de francs Cfa.
À travers ces engagements, les promoteurs du sommet ambitionnent de renforcer la transformation économique du continent en privilégiant les investissements productifs, le développement industriel et la mobilisation de capitaux privés. Les différents projets annoncés devraient permettre la création d’environ 250.000 emplois directs en Afrique et en France, en plus des nombreux emplois indirects attendus dans plusieurs secteurs.
L’agriculture figure parmi les domaines les plus soutenus lors de cette édition 2026. Environ un milliard d’euros seront consacrés à la modernisation des filières agricoles africaines, au renforcement de la sécurité alimentaire et à l’amélioration de la résilience face aux changements climatiques. Les investissements annoncés portent notamment sur le financement agricole, l’assurance climatique ainsi que la digitalisation des services destinés aux producteurs.
La formation et le développement des compétences occupent également une place importante dans les discussions. Plusieurs programmes visent à améliorer l’enseignement agricole et à encourager l’innovation dans les chaînes de valeur agroalimentaires. Les partenaires souhaitent aussi accroître la transformation locale des matières premières afin de créer davantage de richesse sur le continent.
Le numérique et l’intelligence artificielle bénéficient eux aussi d’un appui conséquent. Un montant de 3,76 milliards d’euros est annoncé pour soutenir l’économie numérique africaine, tandis que la transition énergétique recevra près de 4,328 milliards d’euros. Ces investissements concernent notamment les énergies renouvelables, les infrastructures technologiques et les solutions innovantes destinées à accompagner la croissance des économies africaines.
L’économie bleue constitue un autre axe majeur des annonces faites à Nairobi. Plus de 3,3 milliards d’euros seront injectés dans les activités liées aux infrastructures portuaires, à la pêche, au tourisme côtier et aux services maritimes. Plusieurs projets portent sur l’extension et la modernisation des ports africains afin de renforcer les échanges commerciaux et la connectivité régionale.
Les promoteurs du sommet ont également mi l’accent sur une gestion durable des ressources maritimes. Des mécanismes de financement sont prévus pour soutenir les petites et moyennes entreprises actives dans la pêche artisanale et le tourisme côtier, notamment en Afrique de l’Ouest.
Dans le secteur bancaire et financier, environ 250 millions d’euros ont été annoncés pour faciliter l’accès au crédit des entreprises africaines. Les petites et moyennes entreprises, considérées comme un moteur essentiel de l’emploi, devraient bénéficier de nouveaux mécanismes de garantie et de lignes de financement destinés à soutenir leurs activités.
L’industrialisation fait aussi partie des priorités du sommet. 300 millions d’euros seront consacrés aux infrastructures industrielles, à la modernisation des réseaux ferroviaires, à la logistique et à la valorisation des ressources minières africaines. À travers ces différents investissements, Africa Forward 2026 entend accélérer la transformation structurelle des économies africaines et encourager une croissance davantage créatrice de valeur ajoutée sur le continent.










