
Les recettes budgétaires de l'UEMOA progressent de 9,4% au premier trimestre 2026
Par Boris Mawuena
Les États membres de l'Union Economique Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ont mobilisé 5 496,4 milliards de francs Cfa de recettes budgétaires au premier trimestre 2026. Cette performance, en hausse de 9,4% sur un an, est principalement portée par la progression des recettes fiscales.
Les finances publiques des pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) ont poursuivi leur progression au premier trimestre 2026. Selon la note de conjoncture économique régionale publiée en juillet, les États membres ont mobilisé 5 496,4 milliards de francs Cfa de recettes budgétaires, contre 5 022,7 milliards de francs Cfa à la même période en 2025. Cette hausse de 473,7 milliards de francs Cfa représente une progression de 9,4%, traduisant une amélioration de la mobilisation des ressources publiques dans l'Union.
Les recettes fiscales tirent la croissance des finances publiques
Cette performance est principalement portée par l'augmentation des recettes fiscales, qui demeurent le principal moteur des finances publiques de l'espace communautaire. Les recettes fiscales ont progressé de 658 milliards de francs Cfa en un an, soit une hausse de 15,2%. Cette évolution reflète les efforts consentis par les administrations fiscales pour renforcer le recouvrement des impôts et élargir l'assiette fiscale.
La Côte d'Ivoire reste le premier contributeur à cette croissance. Le pays a enregistré 219,1 milliards de francs Cfa de recettes budgétaires supplémentaires, soit une progression de 9,9%. Elle est suivie du Sénégal, dont les recettes ont augmenté de 109,4 milliards de francs Cfa (+10,6%), puis du Burkina Faso avec une hausse de 86,3 milliards de francs Cfa, correspondant à 11,8%.
Le Togo affiche également une bonne performance avec 27,4 milliards de francs Cfa de recettes additionnelles, soit une progression de 12,8%. Le Niger enregistre une hausse de 23,9 milliards de francs Cfa (+8,2%), tandis que le Bénin mobilise 8,4 milliards de francs Cfa supplémentaires, soit une progression de 1,7%. À l'inverse, la Guinée-Bissau est le seul État membre à enregistrer un recul de ses recettes budgétaires, avec une baisse de 0,8 milliard de francs Cfa, équivalant à 2,5%.
L'évolution des recettes fiscales confirme cette dynamique dans l'ensemble des pays de l'Union. La Côte d'Ivoire se distingue une nouvelle fois avec 384 milliards de francs Cfa de recettes fiscales supplémentaires (+21,5%). Le Sénégal suit avec une hausse de 116,2 milliards de francs Cfa (+12%), devant le Burkina Faso (+98 milliards de francs Cfa ; +15,6%), le Togo (+27,9 milliards de francs Cfa ; +13,4%), le Niger (+21,2 milliards de francs Cfa ; +8,1%), le Bénin (+9,5 milliards de francs Cfa ; +2,1%) et la Guinée-Bissau (+1,2 milliard de francs Cfa ; +4,6%).
Le Bénin progresse malgré le recul des recettes non fiscales
En revanche, les recettes non fiscales restent orientées à la baisse dans l'ensemble de l'Union. Elles ont diminué de 25 milliards de francs Cfa, soit un recul de 5,1%. Cette baisse est principalement observée en Côte d'Ivoire, au Sénégal, au Togo et au Niger.
Quelques pays parviennent toutefois à tirer leur épingle du jeu. Le Bénin enregistre une hausse de 3,9 milliards de francs Cfa de ses recettes non fiscales, soit une progression de 8,4%. Il est suivi du Burkina Faso, qui affiche une augmentation de 2,9 milliards de francs Cfa (+4,1%), et de la Guinée-Bissau avec une hausse de 0,9 milliard de francs Cfa (+20,2%).
Ces résultats témoignent du renforcement progressif de la capacité des États de l'UEMOA à mobiliser leurs ressources internes. Ils traduisent également les progrès accomplis dans la modernisation des administrations fiscales, un levier essentiel pour financer les politiques publiques, soutenir les investissements et préserver les équilibres budgétaires de l'Union.










