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BRVM et dette publique : Ce que disent les marchés de l'UEMOA la semaine du 22 au 26 juin 2026

La BRVM a enchaîné une nouvelle semaine de hausse tandis que le marché des titres publics est revenu à un rythme de financement plus modéré. Décryptage des tendances qui ont marqué les marchés financiers de l'UEMOA.

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BRVM et dette publique : Ce que disent les marchés de l'UEMOA la semaine du 22 au 26 juin 2026

La BRVM a enchaîné une nouvelle semaine de hausse tandis que le marché des titres publics est revenu à un rythme de financement plus modéré. Décryptage des tendances qui ont marqué les marchés financiers de l'UEMOA.

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Les tendances qui ont marqué les marchés financiers de de l’UEMOA du 22 au 26 juin 2026 (BRVM, UMOA-Titres, Titres Publics).

Les tendances qui ont marqué les marchés financiers de de l’UEMOA du 22 au 26 juin 2026 (BRVM, UMOA-Titres, Titres Publics).

Par Fortuné DOTIN

Deux compartiments des marchés financiers régionaux, deux rythmes d'évolution. Au cours de la semaine du 22 au 26 juin 2026, la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a confirmé sa bonne orientation avec une nouvelle progression de ses principaux indices. Dans le même temps, le marché des titres publics est resté actif, mais les montants mobilisés par les États se sont inscrits à un niveau inférieur à celui observé une semaine plus tôt. Des évolutions qui montrent que, malgré une liquidité toujours présente, les investisseurs continuent d'arbitrer leurs placements avec discernement.

La Bourse confirme son élan

La Bourse régionale confirme qu'elle ne doit pas sa progression à un simple rebond ponctuel. Pour la deuxième semaine consécutive, ses trois principaux indices terminent en territoire positif, signe d'un intérêt qui se maintient pour les valeurs régionales malgré un environnement économique toujours exigeant.

Le Composite gagne 1,57%, le BRVM-30 progresse de 1,72% et le Prestige s'apprécie de 1%.  Au-delà de ces performances, cette évolution traduit un maintien de la confiance des investisseurs envers les sociétés cotées. Les décisions d'investissement continuent d'être guidées par la solidité des fondamentaux des entreprises, leurs perspectives de croissance et leur capacité à créer de la valeur dans un environnement économique qui reste exigeant.

Les capitaux se concentrent sur les entreprises les plus solides

Cette confiance ne profite toutefois pas à l'ensemble des sociétés cotées. Les investisseurs continuent d'opérer un tri rigoureux entre les valeurs, privilégiant celles dont les perspectives sont jugées les plus solides.

Au cours de la semaine, SDSC a signé la meilleure performance avec une progression de 9,91%, devant BOAN (+9,44%), ETIT (+8,82%), STBC (+8,51%) et BOAM (+6,59%). À l'inverse, plusieurs titres ont subi des prises de bénéfices ou un recul de l'intérêt des investisseurs. FTSC enregistre la plus forte baisse hebdomadaire (-9,03%), suivie de BNBC (-6,43%), ABJC (-4,80%), SICC (-4,78%) et SHEC (-3,00%).

Ces écarts de performance illustrent une réalité désormais bien installée sur le marché régional : la progression des indices ne profite pas uniformément à toutes les valeurs. Les investisseurs continuent de privilégier les entreprises présentant des fondamentaux solides, des perspectives de croissance crédibles et des niveaux de valorisation jugés attractifs.

Des États toujours financés, mais à un rythme plus mesuré

Sur le marché régional des titres publics animé par UMOA-T, les États membres ont poursuivi leurs opérations de financement. Au total, 143 milliards francs Cfa ont été mobilisés au cours de la semaine, dont 15,26 milliards francs Cfa en Bons assimilables du Trésor (BAT) et 127,74 milliards francs Cfa en Obligations assimilables du Trésor (OAT).

Les adjudications confirment que les investisseurs restent présents sur le marché régional. Pour les BAT, les États avaient sollicité 130 milliards de francs Cfa. Les soumissions ont atteint 177,94 milliards francs Cfa, soit un taux de couverture de 136,87%. À l'issue des opérations, 143 milliards francs Cfa ont été retenus, correspondant à un taux d'absorption de 35,75%.

Si ce volume de financement est inférieur à celui enregistré la semaine précédente, il traduit néanmoins le maintien d'un marché liquide, soutenu par d'importantes disponibilités de trésorerie au sein du système financier régional.

Des rendements toujours dictés par la perception du risque

Les taux obtenus lors des adjudications continuent de refléter l'appréciation du risque par les investisseurs. Le taux moyen pondéré global s'est établi à 6,86%, dont 4,07% sur les BAT et 7,20% sur les OAT.

Sur les obligations assimilables du Trésor, le taux moyen pondéré ressort à 7,82% pour le Mali contre 6,84% pour la Côte d'Ivoire. Sur les BAT, il atteint 4,48% pour le Mali et 3,50 % pour la Côte d'Ivoire. Le rendement le plus élevé observé sur les OAT concerne une émission malienne à trois ans (7,92%), tandis que le plus faible a été enregistré sur une émission ivoirienne de même maturité (6,58%).

Ces écarts montrent que les États bénéficiant d'une meilleure perception de leur signature continuent d'accéder au financement dans des conditions plus favorables, tandis que les profils considérés comme plus risqués doivent proposer des rémunérations plus élevées pour attirer les investisseurs.

Ce que révèle la semaine

Plus que les chiffres eux-mêmes, cette semaine confirme une tendance de fond sur les marchés financiers de l'UEMOA : les investisseurs restent présents, mais leurs choix sont de plus en plus guidés par la qualité des actifs et la perception du risque.

Sur la BRVM, les capitaux continuent de se concentrer sur les entreprises offrant les meilleures perspectives de création de valeur. Sur le marché des titres publics, la liquidité demeure abondante, mais les conditions de financement restent étroitement liées à la solidité perçue des signatures souveraines.

Une semaine de plus, les marchés financiers régionaux montrent que la question n'est plus de savoir si les capitaux sont disponibles, mais vers quels actifs ils choisissent de se diriger. C'est cette sélectivité croissante qui façonne désormais la dynamique des marchés de l'UEMOA. À retenir : 143 milliards francs Cfa est le montant global mobilisé par les États de l'UEMOA sur le marché régional des titres publics au cours de la semaine du 22 au 26 juin 2026.

Source : AGA- Africaine de Gestion d'Actifs, à partir des données de la BRVM et d’UMOA-Titres. Données arrêtées au 26 juin 2026. Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un conseil en investissement.

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