Ce que le gouvernement présente comme le fruit d'un bras de fer diplomatique était, en réalité, en cours de maturation depuis plusieurs mois. Dès mars 2025, Kosmos Energy avait publiquement admis dans son rapport annuel n'avoir trouvé ni partenaire adéquat, ni modèle de développement commercialement viable. La compagnie texane quittait un projet qu'elle ne pouvait plus porter seule, après que la major britannique BP avait elle-même claqué la porte en 2023, suite à des désaccords profonds sur la stratégie commerciale.
Ces départs successifs révèlent une vérité souvent minimisée : Yakaar-Teranga, malgré son potentiel colossal, pose des défis économiques redoutables. Rentabilité incertaine à court terme, choix du modèle d'exploitation, exportation de GNL ou usage domestique, coûts d'infrastructure astronomiques : autant de facteurs qui ont refroidi les grandes compagnies internationales....
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