Par Assou AFANGLO
L'assemblée législative de transition a adopté, mercredi 15 avril 2026, une nouvelle loi visant à encadrer et moderniser les activités postales.
C'est un tournant majeur pour un secteur en pleine mutation, longtemps jugé en décalage avec les réalités du moment.
En effet, le Directeur général des activités postales, Oumarou Ouedraogo, a annoncé plus tôt l’examen imminent de ce texte. Son adoption marque l’aboutissement d’un processus participatif, salué par les autorités.
Pour la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabané, cette réforme répond à une nécessité de l'heure. Le cadre légal hérité date et une adaptation était urgente.
« Plus de dix ans après la réforme de 2010, le cadre juridique existant ne permettait plus de répondre efficacement aux évolutions profondes du secteur. L’essor du numérique, la transformation des modes de consommation, notamment à travers le commerce électronique, ainsi que les exigences croissantes en matière de qualité de service et de protection des usagers ont progressivement révélé les limites du dispositif en place » a-t-elle revelé.
Au-delà d’une simple mise à jour juridique, la réforme ambitionne de structurer durablement un secteur stratégique et de renforcer son rôle dans l’économie nationale. Elle vise aussi à mieux intégrer les innovations numériques et à sécuriser les circuits de distribution.
En portant cette réforme, le gouvernement a fait le choix d’anticiper et d’organiser l’avenir. Pour la Ministre en charge des Postes, cette loi traduit une orientation : « adapter le secteur postal aux réalités actuelles et en faire un levier concret de développement économique et social ».
Une orientation , qui selon la ministre est conforme à la vision des autorités de renforcer la souveraineté nationale et la transformation structurelle de l’économie.












