
Dispositif Internet Starlink
La Côte d'Ivoire ouvre officiellement son marché à l'internet par satellite. Le gouvernement vient d'autoriser Starlink Network CIV à déployer ses services sur tout le territoire. Le lancement commercial est prévu pour juillet 2026. L'annonce a été faite par le ministre Djibril Ouattara lors de l'émission Gouv'Talk. Cette autorisation reste néanmoins provisoire. Elle prend la forme d'un arrêté valable douze mois, période d'essai avant l'octroi d'une licence définitive dont le montant sera ajusté selon les revenus générés par l'opérateur. Une façon de ménager la concurrence avec les opérateurs locaux déjà en place.
Sur le plan réglementaire, ce feu vert s'appuie sur un cadre déjà posé. L'ARTCI s'appuie sur un arrêté ministériel de juillet 2025, qui accordait déjà à Starlink une autorisation provisoire d'exploitation, en attendant une licence individuelle de catégorie C1C. L'opérateur devra payer les redevances spectrales habituelles. Techniquement, Starlink utilisera plusieurs bandes de fréquences. L'autorisation couvre les bandes Ka et V, avec des systèmes radio à définition logicielle permettant à l'ARTCI de surveiller et, si besoin, de désactiver certaines fréquences à distance. Un dispositif de contrôle pensé pour la souveraineté numérique.
L'enjeu principal reste la couverture des zones reculées. Le taux de pénétration internet en Côte d'Ivoire avoisinait 40,7 % fin 2025, laissant une large partie de la population sans accès suffisant. Écoles, centres de santé et villages isolés sont les premiers ciblés. La Côte d'Ivoire rejoint ainsi une liste croissante de pays africains conquis par la firme d'Elon Musk. Le pays suit le Nigeria, le Rwanda, la Zambie, le Kenya et le Congo dans l'ouverture de leur marché à Starlink. L'opérateur satellite est désormais présent dans 27 pays africains sur 54.
Le ministre a profité de l'occasion pour annoncer un autre chantier majeur. La 5G sera déployée dès juillet 2026 dans toutes les villes de plus de 25 000 habitants. Les opérateurs télécoms ont déjà équipé leurs réseaux pour cette transition, selon le ministère. À plus long terme, le gouvernement vise une couverture mobile généralisée. L'extension du réseau GSM doit atteindre 300 localités de plus de 800 habitants dès l'an prochain, tandis que la fibre optique poursuit son extension dans 40 villes du pays. Le taux de couverture internet global est actuellement estimé à 95 % toutes technologies confondues.










