Par Boris Mawuena
Comme les cellules de renseignement financier à travers le monde, la CENTIF Côte d’Ivoire profite de cette journée pour sensibiliser l’opinion sur les enjeux liés au blanchiment d’argent, au financement du terrorisme ainsi qu’aux autres infractions financières connexes. Cette commémoration vise également à saluer le travail des professionnels du renseignement financier qui, au quotidien, analysent des données sensibles, soutiennent les enquêtes judiciaires et contribuent au démantèlement des circuits financiers illégaux. Les CRF occupent ainsi une position centrale entre les institutions financières et les services chargés de l’application de la loi, en transformant les informations financières en renseignements exploitables.
Le président de la CENTIF, le Général Touré Idrissa, a rappelé l’importance de ces structures dans la protection de l’économie et du système financier. Selon lui, les analystes et experts des cellules de renseignement financier travaillent constamment dans l’ombre afin de détecter les opérations suspectes et d’appuyer efficacement les investigations liées à la criminalité financière. La Journée internationale des CRF met aussi l’accent sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les différents pays. Face à une criminalité financière de plus en plus transfrontalière, les échanges rapides et sécurisés d’informations entre les CRF et leurs partenaires deviennent indispensables. Pour le Général Touré Idrissa, la collaboration internationale, l’innovation et le renforcement des capacités d’analyse constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour faire face à l’évolution des menaces financières.
Pour rappel, la CENTIF est l’organe de renseignement financier de la Côte d’Ivoire. Elle est chargée de recevoir, analyser et transmettre les informations relatives aux soupçons de blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme et d’autres infractions graves.









