
Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil du Togo au sommet NEISA 2026 au Rwanda
Par Assou AFANGLO
L'Afrique accélère sa réflexion stratégique autour de la diversification de son mix énergétique et de son industrialisation. La capitale togolaise s'apprête à devenir le centre névralgique des discussions continentales sur l'atome civil, affirmant ainsi son rôle d'hôte majeur pour les grands rendez-vous de l'innovation technologique.
Lomé déroule le tapis rouge au NEISA 2027
Le Togo succédera officiellement au Rwanda pour l'organisation du Nuclear Energy Innovation Summit on Africa (NEISA) prévu au cours de l'année 2027. Cette annonce fait suite au succès de l'édition précédente qui s'est tenue à Kigali du 19 au 21 mai 2026 sous le thème de la transition vers des projets nucléaires viables et investissables. Le sommet réunira une plateforme décisionnelle d'envergure comprenant des chefs d'État, des ministres de l'Énergie, des autorités de régulation ainsi que des bailleurs de fonds internationaux. Les sessions de travail auront pour but de structurer les mécanismes de financement indispensables à la construction des infrastructures nucléaires civiles sur le continent. Les délégations plancheront également sur l'harmonisation des cadres législatifs régionaux et le respect rigoureux des standards de sûreté internationaux.
L'accent de cette édition togolaise sera mis sur l'intégration des technologies de nouvelle génération, notamment les petits réacteurs modulaires (SMR), jugés plus adaptés aux réseaux électriques africains. Le programme intégrera un volet majeur dédié au renforcement des compétences locales et à la formation académique de la jeunesse africaine. Lomé entend capitaliser sur les acquis de Kigali pour transformer les ambitions énergétiques régionales en partenariats industriels concrets.








