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Burkina Faso : Le FMI approuve un décaissement de 18 milliards de francs Cfa

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un décaissement immédiat de plus de 18 milliards de francs Cfa au Burkina Faso.

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Par Assou AFANGLO

Cette nouvelle tranche porte le total des financements déjà mobilisés dans le cadre de l’accord de Facilité élargie de crédit à plus de 92 milliards de francs Cfa.

Le conseil d’administration a également approuvé un nouvel accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), d’un montant d'environ 124,3 millions de dollars, soit plus de 69 milliards de francs Cfa, qui s’étendra jusqu’au 20 septembre 2027.

Les réformes au titre de la FRD visent à renforcer la résilience budgétaire aux chocs, à intégrer les questions climatiques dans la gestion des finances publiques, à améliorer les résultats des entreprises publiques dans les secteurs sensibles au climat et à mobiliser des financements verts. 

Les efforts des autorités burkinabè salués

D’après les estimations du FMI, la croissance du PIB réel s’est accélérée pour atteindre 5,0% en 2025, contre 4,8% en 2024. La croissance du PIB réel devrait rester dans la fourchette de 4,5 à 5,0% à moyen terme, sous réserve de l’amélioration attendue de la situation sécuritaire. L’inflation moyenne a ralenti en 2025 à -0,5% en raison d’une baisse des prix des denrées alimentaires et devrait converger vers 2,0% à moyen terme.

Le secteur extérieur s’est renforcé, grâce à la hausse des exportations nettes et à l’amélioration des termes de l’échange. À la faveur des cours élevés de l’or, le compte des transactions extérieures courantes devrait passer d’un déficit de 3,4% du PIB en 2024 à un excédent de 1,1% en 2025 et de 0,8% en 2026.

La volonté d’accroître la production d’or devrait entraîner une augmentation des importations d’équipements, tandis que les importations d’énergie devraient rester limitées, dans un contexte de perspectives stables des cours du pétrole.

D'après le FMI, la forte mobilisation des recettes et la discipline en matière de dépenses ont conduit à avoir un déficit budgétaire en 2025 en deçà de l’objectif du programme de 4,0% du PIB.

Les autorités ont rempli tous les critères de réalisation quantitatifs à fin juin 2025, tous les critères de réalisation quantitatifs continus et tous les objectifs indicatifs à l’exception d’un seul, qui a été manqué de moins de 0,1% du PIB. Elles ont également atteint tous les objectifs indicatifs à fin septembre, à l’exception du plafond fixé pour les arriérés de remboursement de la TVA, qui a été dépassé de 0,02% du PIB, selon la note de l'institution.

Pour cela, les autorités burkinabè ont été encouragées à faire avancer leur programme de réformes structurelles. Elles ont atteint huit repères structurels sur dix,  fait noter l’institution. Six des onze recommandations prioritaires issues de l’évaluation diagnostique de la gouvernance ont été mises en œuvre.

A l'issue de la réunion du conseil d’administration, Kenji Okamura, directeur général adjoint et président par intérim a reconnu la résilience de l'économie burkinabè malgré des difficultés sur le plan sécuritaire et humanitaire.

Pour l'heure, la mise en œuvre d'un programme de réformes ambitieux visant à renforcer la gouvernance budgétaire, guidé par une stratégie couvrant un large éventail de mesures fait son chemin. Parmi les priorités des autorités figurent la mise en place de plans d’audit pour tous les ministères, basés sur leurs niveaux de risque, ainsi que l’adoption de mesures visant à renforcer la transparence et l’intégrité dans l’attribution des licences minières. 

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