Par Janvier Gbedo
Réunis à Cotonou sous l’égide du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) et de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), les experts techniques élaborent une plateforme centralisée visant à renforcer la détection des infractions et la conformité du pays aux normes internationales.
La ville de Cotonou a été, du 6 au 8 mai 2026, le siège d'un atelier technique portant sur la création d'un système national de collecte et de traitement des données liées à la Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).
Cette initiative a été conduite par le Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA), en association avec la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF-Bénin) et le Comité interministériel (CIM) de coordination. L'objectif de la rencontre réside dans la définition des paramètres d'une base de données nationale consacrée à la LBC/FT ainsi qu'au financement de la prolifération (FP).
Le dispositif en projet prévoit la centralisation et l'harmonisation des flux d'informations destinés aux procédures de prévention, de détection et de répression des délits financiers. Ce mécanisme doit permettre l'interconnexion entre les structures de contrôle, les services d'enquête et les autorités judiciaires.
Ce processus répond aux exigences de modernisation de la gouvernance financière et aux recommandations édictées par le Groupe d’action financière (GAFI). Trente cadres, provenant de diverses administrations et institutions publiques, ont participé aux travaux pour déterminer les besoins techniques et les règles de gouvernance indispensables au fonctionnement de cette infrastructure informationnelle.
Le président de la CENTIF-Bénin, Abdoul Radiou Bello, a précisé l'enjeu de cette réforme en déclarant que cette initiative constitue un levier stratégique pour améliorer la transparence financière et renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs et partenaires internationaux.
Les travaux de l'atelier se sont concentrés sur l'établissement de mécanismes permettant une alimentation régulière et sécurisée de la base de données. L'opérationnalisation de ce cadre national vise à doter les autorités compétentes d'outils statistiques et opérationnels pour le suivi des dossiers financiers sensibles. Le projet intègre les protocoles de sécurité nécessaires à la manipulation des renseignements financiers à l'échelle nationale et régionale.









