Par Boris Mawuena
La cérémonie, tenue dans la salle des ambassadeurs, a consacré l’ouverture d’un second mandat de cinq ans pour la magistrate. La main droite levée devant le chef de l’État, Ismath Bio Tchané Mamadou s’est engagée à exercer ses fonctions avec impartialité, dans le respect de la Constitution et des lois de la République.
À travers ce serment, elle a réaffirmé les principes d’indépendance, de réserve et de probité qui encadrent les responsabilités de la plus haute juridiction chargée du contrôle des finances publiques. Sa reconduction est intervenue après avis du président de l’Assemblée nationale et marque la volonté des autorités de poursuivre les réformes engagées dans le domaine de la gouvernance financière.
Dans son intervention, Patrice Talon a insisté sur les défis qui attendent l’institution au cours des prochaines années. Le chef de l’État a invité la présidente reconduite à renforcer davantage la vigilance autour de la gestion des ressources publiques. « Je voudrais vous exhorter à donner davantage de votre énergie, votre vigilance et votre savoir-faire pour permettre une gouvernance encore plus rigoureuse de nos deniers publics », a déclaré le président de la République.
Le chef de l’État a également souligné que ce second mandat devra contribuer à consolider les acquis enregistrés ces dernières années en matière de contrôle financier et de performance administrative. La maîtrise des dépenses publiques, la lutte contre les irrégularités de gestion et l’efficacité de l’action publique demeurent, selon lui, des priorités majeures.
Institution supérieure de contrôle des finances publiques, la Cour des comptes joue un rôle essentiel dans le renforcement de la transparence et de la redevabilité au Bénin. Elle assure notamment le jugement des comptes publics, le contrôle de la régularité des opérations financières de l’État et l’évaluation des politiques publiques.
Avec ce nouveau mandat, Ismath Bio Tchané Mamadou est appelée à poursuivre les efforts de modernisation et de consolidation des mécanismes de contrôle au service d’une gestion plus rigoureuse des ressources publiques.









