Depuis plusieurs années, Bamako s'emploie à redéfinir les règles du jeu dans son secteur aurifère. L'accord de Fekola en est l'illustration la plus aboutie. En convertissant une partie de ses intérêts en participation privilégiée assortie de dividendes prioritaires, le gouvernement malien ne se contente plus d'un rôle d'actionnaire passif. Il se positionne comme bénéficiaire prioritaire des flux financiers générés par l'exploitation de ses ressources.
Ce mécanisme, encore peu répandu en Afrique de l'Ouest, pourrait faire école. Car il ne s'agit pas seulement de récupérer des revenus supplémentaires. Il s'agit d'affirmer une souveraineté économique longtemps contestée ou diluée dans des contrats défavorables.
Un précédent qui dépasse Fekola
L'accord ne concerne pas uniquement B2Gold Corp. Il envoie un signal clair à l'ensemble des opérateurs miniers présents sur...
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