Un fait qui illustre une nouvelle fois la forte exposition de l’Afrique aux chocs extérieurs. Cette alerte intervient alors que de nombreuses économies africaines tentaient à peine de consolider leur reprise post-pandémie et de stabiliser leurs finances publiques après plusieurs années de turbulence inflationniste et budgétaire.
Une croissance fragilisée par un choc importé
L’impact de la crise moyen-orientale sur l’Afrique ne tient pas à une implication directe du continent dans le conflit, mais à son exposition structurelle aux fluctuations mondiales des prix de l’énergie, du fret maritime et des produits alimentaires.
Pour la BAD, la transmission du choc est principalement économique : flambée des prix du pétrole, hausse des coûts du transport international, renchérissement des intrants agricoles et tensions sur certaines chaînes d’approvisionnement stratégiques.
Ces...
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