Par Assou AFANGLO
L'appel lancé aux filles et fils du Burkina Faso de l'extérieur a un objectif de mobilisation globale de 240 milliards de francs Cfa sur la période 2026-2027. La campagne est ouverte du 6 mai au 6 juin avec un montant minimum de souscription fixé à 10.000 francs Cfa.
Selon les autorités, ces fonds vont permettre au Burkina Faso de mettre en œuvre plusieurs projets structurants, dont une zone franche agro-industrielle, une usine de production d’engrais, des infrastructures énergétiques, des unités de valorisation des déchets, un ambitieux programme de logements sociaux et des infrastructures routières majeures.
En plus de l’impact de cet emprunt dans le développement socio-économique du pays, cette opération revêt un caractère attractif avec des rendements de 6,75% et 6,85% sur des maturités de 5 et 7 ans, le tout exonéré d’impôts.
L'emprunt obligatoire, un choix stratégique gagnant-gagnant selon les autorités burkinabè
La cérémonie marquant le lancement officiel de l’opération a été présidée par le ministre de l'Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo et placée sous le parrainage du ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré.
Ce programme est porté par l'État burkinabè à travers le Trésor public en partenariat avec un consortium d’établissements financiers avec Vista Group Holding comme lead.
Dans un discours introductif, le président de Vista Group Holding, Simon Tiemtoré, a indiqué qu’il s’agit d’un mécanisme pour canaliser l’épargne de la diaspora, en offrant un cadre transparent et sécurisé tout en renforçant le lien économique entre le Burkina Faso et ses citoyens de l’extérieur.
En procédant au lancement de ce nouveau mécanisme de financement, Aboubakar Nacanabo a présenté les opportunités de ce type d’investissement pour les souscripteurs. « Avec le lancement des "diaspora bonds", que nous avons choisi d’appeler, le Burkina Faso franchit une étape décisive dans la mobilisation des ressources en s’appuyant sur ce qu’il a de plus précieux, ses filles et ses fils », a déclaré le ministre Nacanabo.
Cette stratégie innovante de l’investissement marque selon le ministre , « une rupture, une affirmation, une décision corrective consistant à prendre en main avec lucidité et détermination, le financement du développement du pays ».
Il a aussi insisté sur la sécurité et la fiabilité de cette opération en mettant l’accent sur les opportunités pour les souscripteurs. « L’emprunt obligataire n’est ni un appel à l’aide, ni un acte de charité, c’est un placement rentable, un investissement sécurisé, un choix stratégique gagnant-gagnant », a-t-il soutenu.
Le parrain de la cérémonie de lancement, Karamoko Jean-Marie Traoré a exprimé toute sa fierté pour la concrétisation de ce projet pionnier.
« Ce que nous lançons aujourd’hui ce n’est pas un simple produit financier, c’est un pont entre la nation et ses filles et fils, un pont entre le présent et l’avenir, un pont entre l’effort individuel et la réussite collective » a-t-il affirmé.












