Par Boris Mawuena
Cette concertation vise à raffermir les bases d’un marché régional plus transparent, équitable et davantage protecteur des consommateurs.
Dans un contexte marqué par l’intensification des échanges intracommunautaires et par des attentes accrues en matière de protection des consommateurs, la régulation concurrentielle apparaît comme un instrument stratégique de gouvernance économique. Pendant trois jours, institutions communautaires, représentants du secteur privé et organisations de la société civile ont examiné les mécanismes susceptibles d’assurer un fonctionnement harmonieux du marché régional.
Organisée dans le cadre du Programme d’appui à la concurrence et à la sécurité des produits de consommation (PACOSPRO), cette rencontre a pour ambition de renforcer les compétences des acteurs burkinabè sur les outils de régulation du marché communautaire. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de délégués de l’Union européenne et de la Commission de l’UEMOA, soulignant la dimension partenariale de l’initiative.
Fondées sur le traité de l’Union et ses textes d’application, les règles communautaires en matière de concurrence ont pour finalité de prévenir les distorsions susceptibles d’altérer l’équilibre du marché régional. La promotion d’une concurrence loyale favorise la compétitivité des entreprises, encourage l’innovation et stimule l’attractivité des investissements.
Elle participe également à la création d’emplois et à la lutte contre la pauvreté, tout en garantissant aux consommateurs un accès élargi à des biens et services de qualité à des coûts compétitifs.
Un référentiel international structurant
À l’échelle internationale, la politique de la concurrence s’est progressivement imposée comme un levier essentiel de développement, notamment sous l’impulsion de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Dans un environnement mondialisé, la lutte contre les ententes illicites et les abus de position dominante constitue un impératif pour préserver l’équité et la transparence des marchés.
Au sein de l’espace UEMOA, l’enjeu consiste désormais à ancrer durablement cette culture concurrentielle dans les pratiques des administrations nationales et des opérateurs économiques.
Le séminaire de Ouagadougou s’inscrit dans cette dynamique, en mettant l’accent sur la vulgarisation des règles communautaires et sur leur mise en œuvre effective. Par cette démarche, l’UEMOA ambitionne de faire de la concurrence un outil de bonne gouvernance et de résilience économique, au service des entreprises comme des consommateurs.