Par Boris Mawuena
L’étape béninoise du CFC Africa Tour 2025 a été lancée officiellement le 17 novembre. Organisée par Casablanca Finance City en partenariat avec l’APIEX, cette tournée réunit entreprises, institutions publiques et acteurs financiers autour d’un objectif commun : dynamiser les échanges économiques entre pays africains. Au nom du Royaume du Maroc, Mohammed El Yamani, chef de mission adjoint de l’ambassade du Maroc près le Bénin, a mis en avant la solidité des relations bilatérales et la montée en puissance des investissements marocains. Il a rappelé la présence accrue des entreprises marocaines dans des secteurs tels que le transport aérien, la télécommunication, la banque, le BTP ou encore les services portuaires. Selon lui, l’économie béninoise, portée par une croissance estimée autour de 7 %, offre « un potentiel dépassable » qui mérite l’attention des opérateurs économiques marocains. Il a invité ces derniers à renforcer leur présence et à accompagner la transformation en cours.
Pour Hicham Chaoudri, directeur des Affaires institutionnelles et des Partenariats africains de CFC, le programme Africa Tour vise à construire « une Afrique intégrée, attractive et prospère », conformément à la vision portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il a rappelé que Casablanca Finance City se positionne comme une plateforme stratégique pour orienter les flux de capitaux, d’investissements et de talents vers le continent. Le choix du Bénin, a-t-il souligné, repose sur ses « performances remarquables », son cadre réformateur et la dynamique de son économie. « L’Afrique doit faire confiance à l’Afrique », a-t-il insisté, appelant à un renforcement des investissements intra-africains. Représentant le gouvernement béninois, Eric Kader Gbian Tabé, secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, a rappelé les réformes engagées ces dernières années pour améliorer la compétitivité du pays.
Il a notamment mis en avant la plateforme industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), le port autonome de Cotonou modernisé, un réseau routier renforcé, des zones industrielles attractives, une diversification croissante de la base exportable, une fiscalité incitative et un guichet unique simplifié via l’APIEX. Les secteurs prioritaires présentés aux entreprises marocaines incluent la transformation agro-industrielle, le textile et cuir, les matériaux de construction, le tourisme et la pharmaceutique. La présentation institutionnelle de CFC a permis de rappeler sa vocation qui est de faciliter l’implantation d’entreprises opérant depuis Casablanca vers les marchés africains. En tant que zone économique spéciale, CFC offre un cadre fiscal attractif, des facilités de change, un réseau bancaire continental et une connectivité aérienne en pleine expansion. L’après-midi a été marquée par des rencontres B2B et B2G entre opérateurs béninois et marocains. Les entreprises issues de secteurs tels que la finance, l’ingénierie, les infrastructures, le numérique et l’énergie, cherchent à mieux comprendre le marché béninois et à initier de nouveaux partenariats.