Par Assou AFANGLO
Le gouvernement burkinabè franchit une étape décisive dans la structuration du paysage urbain et économique. Sous l’impulsion du ministre Aboubakar Nacanabo, un nouveau décret impose aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 5 milliards de francs Cfa de bâtir leur propre siège sur le territoire national.
Les entreprises télécoms sont les plus ciblées par la mesure gouvernementale. Cette réforme vise à structurer le paysage urbain, renforcer l’ancrage local des entreprises et stimuler l’investissement national.
4 catégories d’entreprises énumérées
Les entreprises de catégorie A, réalisant un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 100 milliards de francs Cfa, devront ériger un immeuble d’au moins R+7. Ces sièges devront obligatoirement disposer d’un parking souterrain et d’un parking en surface, tout en intégrant des critères d’efficacité énergétique pour promouvoir des constructions durables et respectueuses de l’environnement.
Pour les entreprises de catégorie B, dont le chiffre d’affaires est compris entre 50 et 100 milliards de francs Cfa, la norme minimale est fixée à R+5, avec également l’obligation de prévoir un parking souterrain et un parking en surface.
Les entreprises de catégorie C, affichant un chiffre d’affaires compris entre 10 et 50 milliards de francs Cfa, devront construire un immeuble d’au moins R+4, assorti d’un parking en surface.
Enfin, les entreprises de catégorie D, dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 milliards de francs Cfa, sont tenues de disposer d’un siège d’au moins R+3.
Les sociétés concernées disposent de six mois pour soumettre leurs dossiers et de 36 mois pour achever les travaux de construction.
Notons que l’État s’est engagé à appliquer des exonérations sur les matériaux de construction et à faciliter l’accès aux terrains via la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR).