L’initiative vise à faciliter l’accès au financement, simplifier les démarches administratives et labelliser plus de 500 startups à l’horizon 2034. Elle ambitionne de créer 150.000 emplois directs et de mettre en place un guichet unique en ligne pour assouplir les formalités dédiées. Le projet se veut être un pont reliant tous les acteurs du système entrepreneurial, notamment les incubateurs, les investisseurs, et les partenaires techniques et financiers. Il mise sur les outils de suivi-évaluation pour mesurer l’impact réel des actions engagées et entend mobiliser les investisseurs nationaux et internationaux.
Ce système ainsi mis en place s’inscrit dans une stratégie nationale d’incitation à la créativité et à l'entrepreneuriat dans plusieurs domaines tels que les TIC, l’énergie, la santé, l’agriculture et la logistique. Elle s’aligne sur une vision globale d’un Sénégal profondément transformé, développé, attractif et leader dans tous les secteurs.
D’après le président de l'Assemblée nationale, El Malicick Ndiaye, cette ambition repose principalement sur la jeunesse sénégalaise dont l’audace et la créativité représentent le moteur de cette projection de bâtir le Sénégal de 2034 et de 2050.
Ce programme ambitieux s’adosse sur un écosystème entrepreneurial en plein développement soutenu par le New Deal technologique, le Startup Act. Il renforce le dynamisme du secteur de la tech et rallonge la liste des instruments existants qui facilitent l’émergence des jeunes entreprises.
Selon le Global Startup Ecosystem Report 2024 (GSER 2024) de Startup Genome, organisation spécialisée dans le développement d'écosystèmes innovants, le Sénégal a progressé de 10 places pour se classer 82ᵉ au niveau mondial et 8ᵉ en Afrique subsaharienne.
Avec ce nouvel outil, ce pays ouest-africain intensifie la politique de structuration de son marché des startups pour l'attrait des investisseurs, tout en favorisant l’émergence de futurs leaders nationaux.