Par Assou AFANGLO
La Banque confédérale d’investissement et de développement (BCID-AES), institution financière commune aux trois pays de la Confédération des États du Sahel, a désormais son président. Cette désignation revêt une portée stratégique, tant pour le Burkina Faso que pour l’ensemble de l’espace confédéral.
Professeur titulaire des universités, expert en gestion financière et dirigeant public de premier plan, Auguste Bayala incarne une génération de cadres africains alliant excellence académique et expérience opérationnelle.
Titulaire d’un doctorat (PhD) en gestion financière de l'université de Groningen, il justifie de plus de vingt ans d’expérience dans la gouvernance d’organisations complexes, la conception de mécanismes innovants de financement du développement et la conduite de réformes institutionnelles majeures.
Au Burkina Faso, il a joué un rôle déterminant dans la mise en place de la Caisse des dépôts et d’investissements (CDI-BF), contribuant à doter le pays d’un outil de mobilisation de l’épargne longue au service de l’investissement productif.
Sur le plan régional, il a dirigé le Centre africain d'études supérieures en gestion (CESAG) à Dakar. Il a également intégré le haut management de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), notamment au sein du COFEB, où il a contribué au renforcement des capacités des décideurs publics et des banques centrales de la sous-région.
Pour rappel, la Banque confédérale pour l'investissement et le développement de la Confédération des États du Sahel (BCID-AES) se positionne comme un instrument autonome de financement du développement des pays de l'AES.
La BCID-AES est appelée à s’imposer comme un instrument structurant, dédié au financement des infrastructures stratégiques, au soutien à l’industrialisation, à la mobilisation des ressources internes et régionales, ainsi qu’à la promotion de projets intégrateurs à fort impact social et économique.