Par Assou AFANGLO
Cette annonce entre dans le cadre de la sixième et dernière revue du Programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et le Mécanisme élargi de crédit (MEDC). Elle cadre aussi avec la cinquième revue du programme au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).
Du 22 au 30 avril, la cheffe de mission du FMI, Geneviève Verdier, a eu plusieurs rencontres avec les autorités ivoiriennes. Sa mission a permis d'évaluer les objectifs quantitatifs et les mesures structurelles, d'apprécier les progrès réalisés dans les réformes engagées et d'actualiser les perspectives budgétaires pour 2026.
Sous réserve de l’achèvement des revues par le Conseil d’administration du FMI, les accords devraient donner lieu à deux décaissements d’un montant total d'environ 843,9 millions de dollars, dont 509,5 millions de dollars au titre des accords MEDC/FEC, et 334,4 millions de dollars au titre de la FRD.
À l'issue de la mission, Verdier a félicité les autorités pour les avancées notables dans la mise en œuvre des réformes structurelles, notamment la consolidation du Compte unique du Trésor, qui contribue à améliorer la gestion de la trésorerie. Elle a salué le renforcement de la gouvernance des entités publiques pour réduire les risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme.
Concernant le volet FRD, les échanges ont tourné autour de l’introduction d’un système d'assurance contre les aléas climatiques pour la filière coton, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’élaboration d’une stratégie de taxation carbone.
En termes de perspectives, le conflit au Moyen-Orient et les réorientations des politiques commerciales représentent un choc exogène majeur. Cette situation peut entraîner une hausse durable des prix internationaux et de plusieurs produits de base, un ralentissement de la demande mondiale et un resserrement accru des conditions financières.
À noter que le Fonds monétaire international a souligné la solidité de l’économie ivoirienne en 2025. L’institution met en avant une croissance de 6,5%, un déficit budgétaire contenu à 3%, conforme aux critères de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ainsi qu’un niveau de recettes fiscales avoisinant 15%.












